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Article publié le 24/01/2023
Mis à jour le 24/01/2023

Communiqué de presse : la Région Hauts-de-France tire la sonnette d’alarme pour les betteraviers

Jeudi 19 janvier dernier, la Cour Européenne de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a jugé illégales les dérogations octroyées par la France pour l’utilisation des néonicotinoïdes, seule solution efficace à ce jour pour lutter contre la jaunisse de la betterave.

A un mois des semis, les producteurs de betterave sont inquiets, car c’est l’avenir de toute une filière qui est mise en danger. Avec près de 210 000 hectares développés en betteraves sucrières, soit 10% de la Superficie Agricole Utilisée (SAU) totale et 10 sucreries, la région Hauts-de-France produit plus de la moitié des betteraves industrielles françaises. Ce sont près de 12 000 exploitations, 210 000 hectares, 1 500 emplois permanents, 800 emplois saisonniers et un chiffre d'affaires de plus de 350 millions d’euros qui sont menacés.

Cette filière est déjà fragilisée depuis la fin des quotas en 2017 et surtout depuis l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018. Dès 2021, les surfaces de production ont diminué suite à des campagnes 2020 catastrophiques liées aux attaques de jaunisse, conséquence directe de cette interdiction. Suite à la mobilisation des Régions Grand Est, Normandie et Hauts-de-France, l’État français avait alors pris ses responsabilités et octroyé une dérogation salvatrice pour la filière.

En parallèle, les semenciers se sont fortement mobilisés et ont mis en place deux projets de R&D en génétique très ambitieux pour lutter contre la jaunisse, dont le projet FLAVIE, mené en partie en Hauts-de-France. Au printemps 2021, ce sont 6 sites expérimentaux sous contamination artificielle qui ont été mis en place en France et les tests expérimentaux doivent se poursuivre à plus grande échelle en 2023. Les acteurs de la filière font donc le nécessaire pour trouver une solution alternative, mais le temps accordé n’est pas suffisant, il leur manque 2 à 3 années.

La Région Hauts-de-France demande solennellement à l’État et l’Europe de prendre en considération l’important effort de recherche engagé et les délais minimum requis pour aboutir à une nouvelle variété résistante aux pucerons. Les décisions ne peuvent s’appliquer sans prendre en compte l’avancée de la recherche, sauf à condamner au milieu du gué toute une filière, tous les emplois induits, spécialement dans l’industrie sucrière, mais aussi la production d’éthanol.

Il en va de notre souveraineté alimentaire et de la production de carburant sur notre territoire, il en va aussi de l’équilibre dans la rotation des cultures, auquel la betterave contribue fortement.

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