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Publié le 07/11/2018

Centenaire : avec les jardins de la paix, la mémoire célébrée

À Thiepval (80) comme ailleurs, les Jardins de la Paix éclosent à proximité des hauts lieux du souvenir en Hauts-de-France. Ces espaces, aménagés en collaboration avec les nations meurtries lors de la Grande Guerre, s’ouvrent à toutes les générations.

Une terrasse de brique au pied des remparts de Le Quesnoy (59), pour honorer la mémoire des soldats belges qui ont rendu leur liberté aux habitants de la cité du Nord. Un jardin à l'atmosphère douce et intime, faisant la part belle aux clairs obscurs et traversé par des chemins engazonnés, non loin de la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette (65) et le nom gravé des 45 000 soldats français tombés pour la liberté. Une palette végétale de dizaines de plantes à bulbes, qui fleurissent selon la saison, pour rendre hommage aux disparus du village du Vieux Craonne (02), entièrement détruit pendant la Grande Guerre. À travers ses quinze nouveaux Jardins de la Paix, une initiative inédite au monde, la Région et l'association Art & jardins Hauts-de-France proposent un parcours créatif et paysager sur les lieux de mémoire de la Grande Guerre. À l'image d'un nouveau circuit du souvenir, où se promener, se recueillir et exprimer de façon contemporaine le devoir de mémoire.

"Donner vie ces jardins, à proximité de grands lieux de souvenir où se retrouvent chaque jour des visiteurs du monde entier pour se recueillir, est à la fois une formidable aventure humaine et un véritable honneur, glisse Gilbert Fillinger, directeur d'Art & jardins – Hauts-de-France. Ces nouveaux espaces de quiétude, de retraite de méditation sont nés de la créativité de paysagistes venus des pays belligérants de la Première Guerre mondiale : ils permettent à la fois de réfléchir au passé, de questionner la paix et d'associer la mémoire à une réflexion sur l'avenir."

Ne jamais oublier

En cette année de Centenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, les Hauts-de-France rendent hommage à la mémoire des milliers de soldats, d'hommes et de femmes tombés au cours de combats meurtriers. À Thiepval, à quelques mètres du plus imposant des mémoriaux britanniques du monde, un jardin gallois et un jardin anglais ont été aménagés par de jeunes paysagistes. "Ces nouveaux jardins amènent une réflexion globale sur le passé et nous oblige à envisager une vision commune de l'avenir, avance Jean-Paul Mulot, président d'Art & jardins – Hauts-de-France. Ils honorent la mémoire des soldats britanniques, mais aussi de tous les habitants qui ont cette histoire commune : la violence de la Première Guerre mondiale."

"Souvenons-nous qu'en 1918, ici comme sur l'ensemble des champs de bataille en Hauts-de-France, ce fut l'enfer. 100 ans plus tard, le temps passe mais n'efface pas la mémoire. Voilà pourquoi la Région veut prolonger ce devoir de mémoire, rendre hommage, continue Xavier Bertrand. L'idée même de ces Jardins de la Paix est puissante : faire venir les jeunes sur ces lieux de mémoire, leur expliquer, pour ne pas faire disparaître le souvenir. Là est la force de ces jardins, qui rapprochent et permettent aussi de s'ouvrir."

Où se recueillir sur les Jardins de la paix ?

  • à Fromelles : jardin australien, réalisation courant 2019
  • au Quesnoy : jardin néo-zélandais, jardin portugais et jardin belge
  • à Vimy : jardin canadien
  • à Notre-Dame-de-Lorette : jardin français
  • à Neuville-Saint-Vaast : jardin tchèque et slovaque, réalisation 2018 et 2019
  • à Arras : jardin écossais
  • à Thiepval : jardin anglais et jardin gallois
  • à Péronne : jardin irlandais
  • à Craonne, sur le Chemin des dames : jardin allemand, jardin italien, jardin marocain
  • à la Clairière de l’Armistice en forêt de Compiègne : jardin franco-allemand
  • à Passchendaele en Belgique : jardin français, réalisation 2018 et 2019

 

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