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Article publié le 21/12/2020
Mis à jour le 18/01/2021

Marie Sens, apprentie aide-soignante

À 20 ans, Marie Sens suit une formation en apprentissage pour devenir aide-soignante. Il y a un an, elle exerçait comme coiffeuse à son compte. Entretien.

Quel a été votre parcours avant cette formation ?

"J’ai un parcours atypique. J’ai commencé à travailler à l’âge de 16 ans. D’abord j'ai préparé un bac professionnel en vente à Hazebrouck (59) que j’ai arrêté pour suivre un CAP coiffure en apprentissage et un an de bac professionnel toujours en coiffure. Pendant trois ans, j'ai travaillé dans des salons de coiffure avant de me mettre à mon compte. Je coiffais les gens à domicile, mais cette étape n’a duré que six mois."

Cela ne vous correspondait plus ?

"Non. Se lever le matin pour travailler et ne pas aimer ce qu’on fait, c’est dur ! J'ai décidé de préparer le concours d’aide-soignante. J’en avais déjà discuté avec ma mère mais j’avais peur de me lancer. Je l'ai préparé seule, en révisant à partir de livres que j'ai achetés. Lorsque j’ai réussi le concours, j’étais vraiment très contente et fière de moi. On m’avait dit que la formation d’aide-soignante en apprentissage n’existait pas. J'ai fait des recherches de mon côté et c’est là que j'ai trouvé le CFA de Marquette-lez-Lille. Maintenant, je fais un cursus complet d’un an et demi aux Orchidées de Villeneuve d'Ascq dans l’unité Alzheimer, troubles cognitifs et démence, qui s’achèvera en juillet 2021."

Pourquoi était-ce important pour vous de suivre la formation en apprentissage ?

"Quand j'étais coiffeuse, je travaillais à mon compte, par conséquent je n’avais pas droit au chômage. J’avais mon appartement et des charges à payer. Donc une formation en apprentissage m'a semblé être la meilleure solution pour moi."

D’où vous vient votre envie d’être aide-soignante ? Était-ce votre rêve depuis longtemps où un événement est venu déclencher votre envie ?

"C’est né de mon envie d’aider. Je m’occupe également beaucoup de ma grand-mère et j’aime être en compagnie des personnes âgées. Même si je me lève très tôt le matin et que je parcours 54 km pour me rendre au travail, je ne regrette pas du tout mon choix. J’ai des moments de fatigue, bien sûr. Et il peut y avoir des moments un peu plus durs. Il arrive, par exemple, que des résidents deviennent agressifs parce qu’ils n’arrivent pas comprendre ou à expliquer ce qui leur arrive... Notre métier est de les accompagner. Il faut savoir être calme et patient."

Même la Covid-19 ne vous a pas fait douter un instant ?

"Les cours en visioconférence étaient durs, ce n’était pas toujours facile à suivre. Au niveau de mon travail je ne l’ai pas vraiment mal vécu. Mon envie d’aider prend le dessus à chaque fois, heureusement. Je me dis que pour l’instant je suis jeune, je peux encore le faire !"

Que conseilleriez-vous aux jeunes qui, comme vous, souhaiteraient changer de voie ?

"Je leur conseillerais de bien se renseigner sur le métier qu’ils veulent faire et je leur recommanderais de le faire en apprentissage. C’est ce que je dis à tout le monde, à tous ceux de mon entourage. Pour moi c’est la meilleure façon d’apprendre : sur le terrain. L’aspect financier est aussi très important. On perçoit un salaire, qu’on soit en cours, en stage ou chez l’employé. C'est génial !"

Pour aller plus loin


Infos pratiques

Si vous souhaitez en savoir plus, retrouvez le dossier de la Région consacré à l’apprentissage et rendez-vous sur le site prochorientation.fr

 

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