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Publié le 30/10/2019

De Gaulle, premières batailles

C'est dans les Hauts-de-France, lors de la bataille de Montcornet (02), que Charles de Gaulle, alors colonel, dirige le 16 mai 1940 la première grande contre offensive de la Seconde Guerre mondiale. Dans le cadre de l'année consacrée au Général, un documentaire relate cet épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale. La Région vous invite à le découvrir en avant-première.

"Le moteur bouscule nos doctrines,  le moteur bousculera les fortifications. Il faut créer des divisions cuirassées. Nous avons un matériel excellent, il s'agit de l'organiser comme l'emploient les allemands et nous aurons la supériorité sur eux."  Lorsque qu’il rédige les mots de cette note confidentielle à l’attention de l’État-major des Armées, le 11 novembre 1939, hélas restée lettre morte, le colonel de Gaulle, alors âgé de 49 ans, ne sait pas encore qu’il dirigera la première contre-offensive française à Montcornet, en Hauts-de-France, contre l’attaque massive des panzers allemands sur notre sol national.

Nous sommes le 16 mai 1940. Lancée par Hitler dans la "bataille de France" , la Wehrmacht, très préparée et suréquipée en blindés puissamment motorisés, perce une à une les lignes de défense française sur le front de la Meuse et à Sedan, dans les Ardennes.

Les panzers allemands à deux jours de Paris

Les panzers du 19e corps d’armée du général Heinz Guderian, surnommé  "Heinz le rapide", progressent très vite et rien ne semble en mesure de pouvoir les arrêter. Ils sont à deux petits jours de Paris. Convoqué en urgence par l’État-major et le général Doumenc, le colonel de Gaulle, alors à la tête d’une petite division cuirassée tout juste en train d’être formée, la 4e,  se voit confier une mission quasiment impossible : établir un front de défense dans l’Aisne pour barrer la route de Paris aux panzers allemands.

C’est là que de Gaulle, en fin stratège, mais lucide et conscient de la faiblesse des moyens dont il dispose par rapport à ceux de l’assaillant, décide de fixer l’objectif de Montcornet, à une vingtaine de kilomètres de Laon.

La progression allemande ralentie

Il sait qu’il ne pourra probablement pas enrayer la progression des panzers allemands. Mais il sait aussi qu’il pourra les ralentir, voire leur infliger des pertes importantes.  Dès le lendemain, à 4h14 du matin, 88 chars français vont au contact et attaquent la 1re Panzerdivision de " Heinz le rapide".

Les Allemands essuient des pertes et sont contraints de stopper leur inexorable progression sur Paris.  Mais la contre-attaque, portée par la domination en nombre et en puissance du matériel allemand ne tarde pas. Affaiblies aussi par une quasi absence de moyens de communication, les forces françaises sont contraintes de se replier sur leurs bases au moment où, passé l’effet de surprise, l’aviation allemande et ses puissants Stuka fait son entrée sur le champs de bataille.

De Gaulle avait raison

Pour l’Etat-Major français, une partie de l’objectif est néanmoins atteint. La bataille de Moncornet apparait en effet comme fondatrice de la capacité de résistance militaire, fondée sur l’arme blindée organisée de façon autonome. C’est aussi, à postériori, la validation des analyses jusqu’alors méprisées du colonel de Gaulle, qui avait raison, dès 1939, de  vouloir développer des divisions cuirassées au sein de l’armée Française.

La bataille de Montcornet, outre le fait qu’elle révéla sur le terrain un de Gaulle stratège de la guerre moderne, aura ainsi permis de contribuer à modifier la doctrine militaire, la conduisant à s’appuyer d’avantage sur l’arme blindée motorisée. Ces leçons seront d’ailleurs mises en application moins de deux semaines plus tard, lors de la bataille d’Abbeville, toujours en Hauts-de-France, à la toute fin du mois de mai 1940. Avec ses chars et tout juste élevé au rang de général de brigade, de Gaulle y conduisit une offensive gagnante aux côtés des alliés écossais.

Un documentaire en avant-première

Dans le cadre de l'année qui sera consacrée au général de Gaulle par et dans la Région Hauts-de-France, un documentaire relatant la bataille de Montcornet a été réalisé par Serge Tigneres. La Région vous invite à découvrir ce film en avant-première le jeudi 7  novembre à 19 h 15 au Siège de Région à Lille. Cette invitation est valable dans la limite des places disponibles.

Ce documentaire sera également diffusé sur France 3 Hauts-de-France les lundi 11 novembre à 23h40 et vendredi 15 novembre à 9h15 puis sur RMC Découvertes.

 

Pour aller plus loin


Infos pratiques

De Gaulle, premières batailles

Réalisation : Serge Tigneres,

Production Georges-Marc Benamou –  Siècle Productions

Je m’inscris pour l’avant-première du 7 novembre à 19h15 au Siège de Région à Lille

Diffusion sur France 3 Hauts-de-France, lundi 11 novembre à 23h40 et vendredi 15 novembre à 9h15.

 

 

 

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2 commentaires sur “De Gaulle, premières batailles”

  1. cayre -

    quelles évocations de ces choix tactiques et stratégiques ont été rappelées lors du procès de RIOM ? Elles minimisaient les succès de l’armée allemande en rappelant les erreurs françaises et leur rappel conduisit à l’interruption des débats du procès de RIOM. QU’EN PENSEZ VOUS ?

  2. Michel François Duchâtel -

    Excellente jnitiative qu’il convient de souligner. Je m’inscris pleinement dans cette démarche et en félicite les auteurs. Ne serait il pas possible de diffuser le film sur Weo?

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