Les Hauts-de-France disent « Oui au canal »

Le 15 septembre, plus de 500 personnes se sont rassemblées à Péronne pour dire : "Oui au canal !"


Le canal Seine-Nord Europe, c’est quoi ?

Le canal Seine-Nord Europe est un canal à grand gabarit de 107 kilomètres, qui reliera l’Oise au canal Dunkerque-Escaut, de Compiègne (60) à Aubencheul-au-Bac (59), près de Cambrai. La réalisation d’une telle infrastructure fluviale est une première en France. L'intérêt, économique et écologique : doubler les trafics fluviaux français et permettre à un bateau de transporter jusqu’à 4 400 tonnes de marchandises, soit l'équivalent du chargement de 200 camions.

Concrètement, ce canal à grand gabarit symbolise un levier pour booster l'emploi dans les Hauts-de-France. Pendant la période 2017-2025, correspondant à un chantier pharaonique qui va fortement dynamiser les territoires traversés, 10 000 emplois seraient générés chaque année. Une fois le canal réalisé, ce sont 30 000 emplois pérennes qui pourraient être créés grâce au canal.

La volonté de la Région, en lien avec l'ensemble des collectivités locales des Hauts-de-France, la Région Ile-de-France et la CCI Hauts-de-France, est de faire du canal Seine-Nord Europe un projet pilote pour la France, exemplaire et innovant.

Le canal en 5 caractéristiques

  • un chantier d’envergure et d’exemplarité
  • un chantier de dimension européenne
  • un chantier porté en partenariat
  • 4,5 m de profondeur d’eau et 54 m de largeur
  • 6 écluses, 61 ponts et 4 plateformes mulitmodales

Le canal en 5 dates

Le canal en 5 chiffres

  • un canal long de 107 kms
  • 7 années de chantier
  • Entre 8 et 10 000 d’emplois générés chaque année pendant la durée chantier
  • 30 000 emplois créés d'ici 2025
  • 350 millions d’euros investis par la Région dans le protocole de financement


Canal Seine-Nord Europe : les collectivités veulent prendre la main pour débloquer le chantier du siècle

S’il est un projet qui a fait couler beaucoup d’encre depuis des années, c’est bien le Canal Seine-Nord Europe (CSNE). S’il est un projet vital pour les Hauts-de-France, c’est encore le Canal Seine-Nord Europe, pour l’instant bloqué. Pour le défendre, le président Xavier Bertrand et les présidents des Conseils départementaux des Hauts-de-France étaient au ministère des transports ce mardi matin, à Paris. Avec notamment une proposition de taille : que les collectivités prennent la main et que le CSNE ne soit plus porté par l’État.

Ce mardi 12 septembre, c’est d’une seule et même voix que les collectivités des Hauts-de-France se sont exprimées pour défendre le chantier du siècle qu’est le Canal Seine-Nord Europe et peser de tout leur poids pour qu’il aboutisse rapidement. Une réunion de travail était organisée, à Paris le matin même, avec Élisabeth Borne, ministre des transports, et Gérald Darmanin, ministre de l’action publique et des comptes publics.

"Un projet comme celui-ci, nous n’en reverrons pas dans la région avant des décennies. L’État ne doit pas bloquer ce canal, il n’est pas qu’un symbole, il va booster l’économie des Hauts-de-France. Il y a urgence maintenant : les acteurs économiques, les agriculteurs, les habitants attendent le canal", a rappelé Xavier Bertrand lors du point presse donné à l’issue de la réunion.

Les collectivités des Hauts-de-France veulent régionaliser le canal

Pour donner toutes ses chances à ce projet vital pour l’avenir de notre région de voir le jour, les collectivités se mobilisent. Parmi les propositions faites pendant la réunion de travail, une proposition majeure et stratégique des collectivités : régionaliser le canal de façon à ce qu’il ne soit plus porté par l’État.

En clair, elles souhaitent prendre la main, seule solution pour ne plus être soumis aux retards et qu’enfin ce grand projet devienne une réalité. Ainsi, l’établissement public et le conseil de surveillance du CSNE pourraient être pilotés par les collectivités locales. Les engagements financiers et les enjeux du projet – avec ses nombreux débouchés et 30 000 emplois à la clé – sont trop importants pour le laisser dériver.

Des engagements forts et concrets

L’État ne pouvant plus investir, la Région et les Conseils départementaux ont décidé de poser sur la table des engagements concrets :

  • pendant les deux premières années, les collectivités proposent d’avancer le financement à la place de l’État, dans la limite des enveloppes initialement prévues et sans mettre un euro de plus
  • les collectivités s’engagent également à garantir l’emprunt pour réaliser le CSNE. L’État n’aurait ainsi plus à intervenir dans la garantie de l’emprunt.

Non à une éco-taxe régionale !

Les collectivités ont été unanimes sur ce point : pour les recettes à venir, elles refusent toute éco-taxe. "Nous ne voulons pas nous faire imposer n’importe quelles recettes pour financer l’emprunt. Nous n’avons pas envie de tuer l’industrie du transport et de la logistique dans la région. Nous voulons au contraire développer la logistique, ce n’est certainement pas pour la pénaliser avec une éco-taxe", a ajouté Xavier Bertrand.

Des réunions publiques pour expliquer ce qu’est le CSNE

Des réunions publiques vont se dérouler prochainement sur tout le territoire prochainement. L’objectif : expliquer aux habitants tous les enjeux liés au CSNE, ce qu’il va apporter à la région et pourquoi il est aussi important pour l’avenir.

La toute première aura lieu vendredi 15 septembre à 16h30 à l'espace Mac Orlan à Péronne. Tous ceux qui souhaitent s’informer et échanger sur le projet sont les bienvenus. Cette réunion sera retransmise en direct sur notre page Facebook. Vous pouvez également la suivre et réagir sur Twitter avec #OUIauCanal.

Pour vous inscrire, envoyez un mail à invitation@hautsdefrance.fr

Et après ?

La décision est désormais dans le camp du Gouvernement, attendue d’ici quelques semaines. Le Conseil de surveillance du CSNE va se réunir dans 10-15 jours pour envisager les modalités de pilotage dans l’hypothèse où les collectivités porteraient ensemble la responsabilité du chantier du siècle.


Les Hauts-de-France disent « Oui au canal »

Le 15 septembre, plus de 500 personnes se sont rassemblées à Péronne pour dire : "Oui au canal !"

La mobilisation est à la hauteur de l'enjeu, historique : la première réunion de sensibilisation au canal Seine-Nord Europe, organisée par la Région, a rassemblé à Péronne (80) de très nombreux élus, acteurs économiques, représentants syndicaux et habitants des Hauts-de-France.

L'objectif de cette soirée : envoyer un message fort pour encourager la future mise en service de ce canal et répondre, comme l'a formulé Stéphane Demilly, député de la 5e circonscription de la Somme, à "l'appel de Péronne".

"Faire de la pédagogie"

Véritable autoroute fluviale à grand gabarit, longue de 107 kilomètres, ce canal relierait l'Oise au canal Dunkerque-Escaut et boosterait toute l'économie des Hauts-de-France. "Ce canal représente l'avenir des Hauts-de-France. Il est nécessaire pour tout un territoire, pour l'emploi, pour nos entreprises, a rappelé le président Xavier Bertrand.

"Maintenant, il faut faire de la pédagogie, expliquer dans les bassins d'emploi, dans les communes qui accueilleront les plateformes multimodales, l'intérêt vital que représente le canal Seine-Nord Europe pour notre région."

Le canal, vital pour les Hauts-de-France

Les Présidents des Départements des Hauts-de-France concernés par le tracé du canal sont là, les entreprises aussi, les agriculteurs, les bateliers... Tout au long de la soirée, tous affirment leur volonté de voir le premier coup de pioche donné. Logique : le chantier pharaonique du canal Seine-Nord Europe devrait employer à lui seul plus de 10 000 personnes. Mieux : une fois le canal mis en service et les plateformes multimodales de Noyon, Nesle, Marquion et Péronne aménagées, plus de 30 000 emplois devraient être créés.

"Tout le monde économique est derrière vous, derrière le canal, car c'est vital, confirme Philippe Hourdain, président de la CCI Hauts-de-France. Additionné à notre façade maritime, ce canal Seine-Nord nous offre l'opportunité de faire des Hauts-de-France un hub logistique européen. C'est un véritable booster d'intelligence collective. Voilà pourquoi nous défendons de toute notre force, de toute notre âme, le canal Seine-Nord Europe."

Même avis relayé par Franck Grimonprez, président du Groupement d'entreprises régionales d'intérêt fluvial (GERIF) : "les entreprises de logistique et de transport de marchandises sont aux côtés des élus qui s'engagent pour le canal. Avec les plateformes multimodales que nous aménagerons, nous investirons et nous embaucherons."

"Comment peut-on s’asseoir sur 10 000 emplois créés pendant les travaux liés au canal Seine-Nord Europe, 30 000 emplois ensuite ?", s'étonne même Franck Gonsse, représentant syndical des Dockers du port de Dunkerque.

Tous les secteurs concernés

Si la logistique dans les Hauts-de-France sera automatiquement dynamisée par le canal Seine-Nord Europe, ce sont bien tous les secteurs d'activité qui sont concernés. Le tourisme, par exemple, mais aussi l'industrie, le bâtiment, ou encore... l'agriculture.

"Ce canal est primordial pour l'agriculture et les agriculteurs, précise Christophe Buisset, président de la Chambre régionale d'agriculture. Le monde agricole, avec toutes ses filières, est derrière ce projet. La preuve : il a déjà donné 2 000 hectares pour permettre d'esquisser le tracé. Ce canal, c'est de l'emploi assuré pour le monde rural, des importations et des exportations pour notre industrie agroalimentaire... En clair, ce canal, c'est une porte ouverte sur le monde."

Au final, comme l'a exprimé Jean-Louis Borloo, venu porter soutien à cette première réunion de mobilisation et fervent défenseur d'un projet fondateur pour les Hauts-de-France, "le canal, c'est la vie !".

Vous aussi, dites "Oui au canal"

À l'issue de cette réunion, qui a permis à chacune des personnes présentes de comprendre l'intérêt régional de la future mise en service du canal Seine-Nord Europe, Xavier Bertrand a annoncé l'organisation de nouveaux temps de sensibilisation à ce projet considéré comme le "chantier du siècle".

"Aujourd'hui, nous faisons campagne pour ce canal, partout dans la région, car il représente l'avenir, explique Xavier Bertrand. C'est un projet structurant, indispensable pour l'emploi et pour notre développement. C'est surtout une opportunité unique, qui ne se représentera pas."

Pour vous informer sur l'actualité du canal et vous engager, vous aussi, pour sa réalisation, une nouvelle page Facebook a été activée. Son nom : oui au canal !

La mobilisation pour le Canal Seine-Nord Europe vue du web et des réseaux sociaux


Le Canal Seine-Nord Europe est officiellement lancé

Le 5 avril, à Noyon, le Président de la République François Hollande et Gérald Darmanin, vice-président de la Région Hauts-de-France en charge des transports, ont officiellement lancé le canal à grand gabarit qui reliera Compiègne (60) à Oisy-le-Verger (62). Sa mise en service est prévue pour 2024.

C'était un dossier en suspens depuis de nombreuses années. Si la réflexion d'un canal à grand gabarit qui relierait le bassin de la Seine à l'Europe a bien été engagée à la fin du XXe siècle, l'action s'est longuement fait attendre... De l'avis même du Président de la République, venu à Noyon (60) lancer officiellement le Canal Seine-Nord Europe, qui a rappelé que "la population avait fini par se poser des questions. Le canal était-il un serpent de mer ?"

Rendez-vous avec l'Histoire

Retour en arrière : dès les premières heures de la nouvelle grande Région, Xavier Bertrand affiche l'ambition claire de faire passer le projet à la vitesse supérieure pour devenir une réalité. Le 20 avril 2016, la Société du canal Seine Nord-Europe est enfin créée par le Gouvernement. Le rôle de cet établissement public, placé sous la tutelle du ministère des Transports : assurer la maîtrise d'ouvrage, la conception et la réalisation du canal Seine-Nord Europe.

Six mois plus tard, le 28 novembre 2016, sous l'impulsion décisive du président Xavier Bertrand et Gérald Darmanin, vice-président de la Région en charge des transports, l'accord sur le financement du canal est signé entre l'État, la Région Hauts-de-France et de nombreuses collectivités partenaires. La participation régionale est à la hauteur de ce rendez-vous avec l'Histoire : aux 302,65 millions d'euros initialement prévus dans l'enveloppe financière régionale globale sont ajoutés 50 millions d'euros ! En contribuant à plus d’un tiers de la somme demandée aux collectivités locales, l'accord a pu être conclu grâce à "un effort supplémentaire décisif de la Région Hauts-de-France", rappelle Alain Vidalies, Secrétaire d'État chargé des transports, de la mer et de la pêche.

Ultime étape, le 5 avril 2017, avec la venue du Président de la République, qui confirme l'"irréversibilité" du Canal Seine-Nord Europe et confirme l'engagement prochain de travaux titanesques. "Ce canal permet d'offrir à un territoire un avenir. Il ne concerne pas uniquement les Hauts-de-France, mais bien le pays tout entier et même, à plus grande échelle, l'Europe, a annoncé François Hollande. Avec cette nouvelle liaison,  entre la Seine et la façade maritime du nord de l'Europe, c'est bien l'ensemble du pays qui va profiter de ce changement majeur. Rappelons que l'ambition de la France est claire : devenir le premier port d'Europe en 2030."

Des milliers d'emplois en prévision

Concrètement, à quoi va ressembler ce canal, qui va raccorder le réseau fluvial français au réseau européen à grand gabarit ? Longue de 107 kilomètres, la nouvelle infrastructure empruntera en partie le tracé actuel du canal du Nord, entre Compiègne et le canal Dunkerque-Escaut. Un premier chantier, gigantesque, va consister à élargir les voies fluviales : larges actuellement de 14 à 17 mètres, elles passeront à 54 mètres. L'aménagement du canal Seine-Nord Europe implique également la construction d'ouvrages d'art : six écluses, trois ponts-canaux et 61 ponts routiers et ferroviaires. Un chantier titanesque, comme nul autre pareil en Europe et qui n'est pas sans rappeler un autre chantier majeur des années 1980-1990, qui avait lui aussi vu le jour dans la région : le tunnel sous la Manche.

Ce canal est aussi la promesse de milliers d'emplois. Le chantier, à lui seul, mobilisera 13 000 emplois. Après le chantier, 55 000 emplois pérennes sont attendus. "Ces très nombreux emplois qui vont naître de ce fabuleux chantier doivent être des emplois en priorité tournés vers les travailleurs de nos bassins d’emplois, a rappelé Gérald Darmanin, présent pour ce lancement officiel. Ce grand projet est l’occasion de renforcer notre identité autour d’un chantier commun et d’un développement conforme à notre grande histoire industrielle."

Avant de conclure : "Le Canal Seine-Nord Europe est une de nos grandes armes pour que notre Région, une fois encore, étonne le monde et, ainsi, serve la France."


Le Canal Seine-Nord Europe passe en mode « Grand chantier »

Nouvelle étape pour le futur canal à grand gabarit, que reliera par les Hauts-de-France l’Oise au canal Dunkerque-Escaut : la société du Canal Seine-Nord Europe passe à la vitesse supérieure et enclenche une démarche "Grand chantier".

Après la création, place à l'action ! Mise en place le 21 mars 2017, la société du Canal Seine-Nord Europe se met au travail pour l'avenir des Hauts-de-France. Le 16 mai 2017, une première réunion stratégique, organisée à l'initiative de l'État et de la Région, a permis de mettre en avant l'implication de l'ensemble des partenaires (l'Europe, la Région Île-de-France, les Départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l'Oise…) et de donner la feuille de route des travaux à venir.

Pendant le chantier, 10 000 emplois chaque année

La construction du canal à grand gabarit des Hauts-de-France est vitale pour notre économie : d'ici 2050, 45 000 emplois pérennes entre la Seine et l'Escaut devraient être mobilisés autour d'un véritable "hub" logistique. Pendant la période 2017-2025, correspondant au chantier pharaonique du canal, qui va fortement dynamiser les territoires traversés, 10 000 emplois seront générés chaque année.

C'est ici que la société du Canal Seine-Nord Europe intervient : la démarche "Grand chantier", lancée le 16 mai 2017, va permettre de faire de la construction du canal à grand gabarit un levier pour booster l'emploi dans les Hauts-de-France. Coordonnée par l'État, cette dynamique vise à faire du canal un projet de développement économique et d’aménagement du territoire, en maximisant les retombées en terme d'emploi.

Un projet pilote, exemplaire et innovant

Concrètement, qu'est-ce que ça change ? Le chantier va être lancé dès 2017 et les partenaires auront tous un rôle à jouer. Pour le Canal Seine-Nord Europe, la Région sera chef de file de l'emploi - en partenariat avec Pôle Emploi - de la formation des demandeurs d'emploi pour répondre aux besoins des entreprises appelées à participer au chantier, de la construction des plateformes logistiques.

Avec le Canal Seine-Nord Europe, l'ambition de la Région est claire : booster l'emploi et l'activité des entreprises dans les Hauts-de-Faire pour faire de ce futur canal à grand gabarit un projet pilote, exemplaire et innovant.

Pour rappel, le chantier du Canal Seine-Nord Europe comprend :

  • la réalisation d'un canal au gabarit européen "Vb" sur 107 kilomètres, pouvant contenir jusqu’à 4 400 tonnes de marchandises par bateau, soit l'équivalent du chargement de 200 camions
  • la mise en place d'un bassin réservoir
  • la construction de quais à proximité, de plateformes multimodales et d'équipements de plaisance.

 


Canal Seine-Nord Europe : un projet, bientôt une réalité

Nouveau chapitre dans l'histoire du canal Seine-Nord Europe : l'assemblée régionale a adopté le protocole de financement et de gouvernance du futur canal à grand gabarit.

20 avril 2016 : la Société du canal Seine Nord-Europe est créée. Le rôle de cet établissement public, placé sous la tutelle du ministère des Transports : assurer la maîtrise d'ouvrage, la conception et la réalisation du canal Seine-Nord Europe.

8 juillet 2016 : la Région Hauts-de-France approuve le projet de protocole de financement et de gouvernance pour la réalisation du canal Seine-Nord Europe. Ce canal, long de 105 km, est situé sur un corridor à fort trafic de marchandises. Par sa position géographique, il sera parallèle à un autre axe fluvial à grand gabarit, colonne vertébrale de l'Europe : le Rhin.

Enjeu stratégique

Le canal Seine-Nord Europe constitue le maillon manquant d’une liaison fluviale qui relierait le bassin de la Seine (Le Havre), via les Hauts-de-France (par l'Oise et Compiègne), aux 20 000 km du réseau fluvial nord européen.

L'enjeu est stratégique : selon Voies Navigables de France (VNF), le chantier du canal Seine-Nord Europe représenterait 10 000 à 12 000 emplois annuels pour une durée de cinq ans. Au-delà de ces emplois directement liés au chantier, Seine-Nord Europe pourrait générer jusqu’à 50 000 emplois pérennes, à l’horizon 2050, liés aux activités logistiques et à l’exploitation de l’ouvrage.

Le canal Seine-Nord Europe est une opportunité de développement territorial et économique pour la Région Hauts-de-France. Il constituera l’armature régionale du transport de marchandises, du port de Dunkerque au bassin parisien, avec les plateformes logistiques, existantes ou en projet, de Dourges, Marquion, Péronne, Nesle, Noyon et Longueuil Sainte-Marie. Ce canal à grand gabarit ouvrira l'accès et la navigation à des bateaux capables de transporter 4 400 tonnes. Soit, pour le chargement d'un seul navire, l’équivalent des chargements de 180 poids-lourds évoluant sur un axe routier, comme l'autoroute A1.

Un financement partagé

Le protocole de financement et de gouvernance du canal Seine-Nord Europe fixe les participations financières de l'ensemble des acteurs (Union européenne, État, collectivités). Montant total du projet : 4,5 milliards d’euros HT.

Le projet de financement s'articule ainsi :

  • 1,8 Md€ de l’Union européenne, dont 980 M€ sur la période 2015-2020
  • 1 Md€ de subventions de l’État
  • 1 Md€ des collectivités territoriales, dont plus de 302 millions d'euros pour la Région Hauts-de-France.

L’adoption de ce protocole est un signe fort, il engage la Région Hauts-de-France comme l’ensemble des financeurs.

Après l’adoption de ce protocole de financement, l'assemblée régionale a décidé d'accorder une subvention d'1,5 M€ à Voies Navigables de France (VNF) pour la réalisation d'études préparatoires à la mise à grand gabarit de l’Oise (projet MAGEO).

Cet aménagement de l’Oise sur 42 km entre Compiègne et Creil, soit le débouché sud du Canal Seine-Nord Europe, permettra à terme le passage de convois de bateaux à très grand gabarit.

 


Canal Seine-Nord Europe : nouvelle étape décisive

Le protocole de financement et de gouvernance pour la réalisation du Canal Seine-Nord Europe a été approuvé par la Région lors de la séance plénière du 14 décembre.

Projet majeur pour les Hauts-de-France, le Canal Seine-Nord Europe constitue un maillon central de la liaison fluviale européenne. En reliant les bassins de la Seine et de l’Oise aux 20 000 km de réseau fluvial nord européen à grand gabarit, il permet le transport de chargement de fret fluvial pouvant atteindre 4 400 tonnes, soit l’équivalent de 180 poids-lourds.

352 millions investis par la Région

L'État, les Régions Hauts-de-France et Île-de-France, et les Départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l'Oise, sont parvenus début décembre à un accord pour le financement du chantier (4,9 milliards d'euros). Cet accord a été rendu possible grâce à une rallonge de 50 millions d'euros de la Région Hauts-de-France (soit un total de 352 millions d’euros) et à l'engagement de principe de la Région Île-de-France à hauteur de 110 millions d'euros.

Lors de la séance plénière du 14 décembre, les élus du Conseil régional ont approuvé le protocole de financement et de gouvernance. Ce vote marque une nouvelle étape décisive pour la réalisation du Canal Seine-Nord Europe. En 2017, la Région va consacrer 27 millions d’euros au lancement des marchés d’études et à la procédure d’aménagement foncier. Les travaux devraient démarrer en 2018 pour une livraison du canal prévue à l'horizon 2024. 10 000 à 13 000 emplois directs et indirects par an sont prévus durant les années de chantier.


La Société de projet du Canal Seine Nord enfin créée

Xavier Bertrand et Gérald Darmanin se félicitent de l'adoption ce matin en Conseil des Ministres de l'ordonnance créant officiellement la société de projet du Canal Seine Nord.

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Communiqué - Canal Seine-Nord Europe

Après y avoir beaucoup travaillé depuis l'élection régionale, c'est une étape importante et déterminante qui est franchie pour relancer ce projet d'envergure pour notre Région et pour tout le pays. C'est un premier pas qui devra rapidement être suivi d'autres étapes pour que ce grand et beau projet voie effectivement le jour.

L'ensemble des départements (Nord, Pas-de-Calais, Somme et Oise) et Régions concernées (Hauts-de-France et Ile-de-France) se réuniront lundi dans le bureau d'Alain Vidalies afin de trouver un accord sur le protocole de financement.
Xavier Bertrand et la Région Hauts-de-France sont plus que jamais déterminés à mener à bien cet ambitieux projet, seul projet structurant pour la Région depuis la ligne à grand vitesse obtenue par Pierre Mauroy.


La Région renforce son réseau fluvial

La Région engage de nombreux travaux pour le futur Canal Seine Nord Europe

Avec environ 1 000 kilomètres de voies navigables sur son territoire, la Région Hauts-de-France est engagée dans un programme ambitieux de développement de ses axes de circulation fluviale.

Fer de lance de ce programme, la réalisation du Canal à grand gabarit Seine Nord Europe, générateur de 10 000 à 12 000 emplois annuels sur cinq ans et de 50 000 emplois pérennes.

Ce qui n'était encore qu'un projet il y a quelques mois est aujourd'hui une réalité. La signature par la Région en avril 2016 d’un protocole de financement entre les différents partenaires et la création de la Société du Canal Seine Nord Europe en ont été les premières étapes, le développement du réseau fluvial en est la continuité.

Deûle, Fontinettes, Lys…

Le Conseil régional a décidé d'allouer 18 M€ à VNF pour mener à bien les études et travaux nécessaires sur le réseau navigable des Hauts-de-France.

Principaux chantiers engagés dans les prochains mois : travaux de recalibrage et de dragage de la Deûle, qui permettront sa mise au gabarit 3 000 tonnes d’ici 4 ans ; doublement des écluses des Fontinettes, de Quesnoy-sur-Deûle et de Grand Carré ; réalisation de 10 zones d’attente pour les bateaux au-delà de 3 000 tonnes sur la Lys. Sont également programmés la construction du bassin de virement d’Arques et le doublement des écluses de l’axe Dunkerque-Cuinchy.


Une Région qui bâtit, une Région qui investit

Afin de faire des Hauts-de-France un territoire tourné vers l'avenir, la Région investit dans de grands projets structurants et utiles aux habitants.

Des projets structurants pour le territoire

Canal Seine Nord Europe : en 2017, la Région consacre 27 millions d’euros pour les Hauts-de-France, sur un budget de 4,9 milliards d'euros. Au total, 352 millions d'euros seront apportés par la Région.

Calais Port 2015 : en 2017, la Région consacre 47,8 millions d’euros (sur un coût total du projet de 270 millions d’euros)  dédiés aux travaux d'agrandissement et de modernisation du port par lequel transitent 10 millions de passagers et 2 millions de poids lourds chaque année. Calais Port représente un équipement majeur du littoral des Hauts-de-France et un poumon pour Calais et le Calaisis.

Le centre de conservation des œuvres du Louvre à Liévin : pour un coût total du projet de 60 millions d'euros, la Région apporte 5 millions. Bâtiment de 20 000 m2, situé au bout du parc du Louvre-Lens, à Liévin, le centre de conservation abritera la quasi-totalité des réserves du Louvre Paris soit 250 000 œuvres. Un projet au service de l'activité et du rayonnement du territoire.

Le lancement  de la politique des "arénas" : des salles multisports capables d'accueillir des spectacles et des congrès.

Des politiques nouvelles et utiles aux habitants

Une Région au travail, c'est une Région qui valorise aussi le travail et qui aide ceux connaissent des difficultés. Après l’aide au transport mise en place en place en 2016, la Région va mettre en place une aide à la garde d'enfants pour les parents qui travaillent, ainsi qu'un dispositif de prêt temporaire de 40 véhicules de la Région pour les demandeurs d’emplois ayant retrouvé du travail.

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