Décrocher un contrat

Pour les jeunes de 16 à 25 ans, l’apprentissage constitue un véritable tremplin vers la vie professionnelle.
Obtenir une formation diplômante et qualifiante, gagner en autonomie, s’intégrer sur le marché du travail sont autant d’opportunités offertes à un(e) jeune apprenti(e).

Pour l’entreprise, l’apprentissage est un formidable levier pour dynamiser ses ressources humaines. Quoi de mieux pour un maître d’apprentissage, que de transmettre son savoir-faire et son expérience tout en développant ses compétences pédagogiques et managériales.


Former aux métiers

L’entreprise qui choisit d’accueillir des jeunes en apprentissage s’engage sur plusieurs aspects :

· assurer la formation pratique en confiant à l’apprenti(e) des missions en rapport avec sa formation au CFA,
· nommer un maître d’apprentissage pour assurer l’encadrement du jeune,
· participer avec le maître d’apprentissage et le CFA au premier entretien d’évaluation
· veiller à l’assiduité du jeune (viser le livret d’apprentissage),
· respecter les lois, les règlements, les conventions ou les accords collectifs de travail applicables dans sa branche professionnelle ou son entreprise,
· avertir les parents de l’apprenti(e) ou ses représentants légaux en cas de maladie, d’accident ou autre situation nécessitant leur intervention,
· participer aux réunions organisées par le CFA.

Les conditions d'embauche

Quels sont les employeurs qui peuvent embaucher un(e) apprenti(e) ?

Les employeurs du secteur privé : agriculteurs,  commerçants,  industriels, artisans, associations, professions libérales.
Ils doivent avoir déposé un contrat auprès de la chambre consulaire compétente (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Chambre d’Agriculture).

Les employeurs du secteur public non industriel et non commercial :  l’Etat (administration, centrale et services déconcentrées), les Régions, Départements, Communes et leurs établissements publics de coopération, les établissements publics relevant des collectivités territoriales, les établissements publics administratifs, les établissements publics locaux d’enseignement, les établissements publics hospitaliers, les établissements publics administratifs à caractère culturel, scientifique et technique, scientifique, scientifique et technologique, sanitaire et social, les Offices publics d’HLM et les établissements publics industriels et commerciaux dotés de personnel fonctionnaire.
Ils doivent avoir déposé un contrat auprès de l’Unité territoriale de la DIRECCTE de leur département.

Le maître d’apprentissage

Le maître d’apprentissage est la personne responsable de la formation de l’apprenti(e) dans l’entreprise : il lui apporte les compétences qui répondent au diplôme préparé. Il peut être seul ou servir de référent unique lorsque plusieurs personnes composent une équipe tutorale. Il permet dans ce cas de coordonner l’équipe.
Il aide l’apprenti(e) à acquérir les compétences voulues, en fonction du titre ou diplôme préparé. Il est à la fois guide, interlocuteur et référent professionnel mais aussi formateur, manager et évaluateur.

Ses missions

Manager :
  • Préparer l’arrivée de l’apprenti(e) : accueillir le jeune (lui présenter l’entreprise, ses activités, les salariés), favoriser son intégration au sein de l’entreprise, l’informer de ses droits et ses obligations (règlement intérieur, mesures de sécurité dans l’établissement) et l’installer dans son poste de travail.
  • Etre responsable de l’apprenti(e) en entreprise : informer l’équipe de travail de son rôle dans le cadre du contrat d’apprentissage, gérer son planning, ses résultats et ses absences.
  • Etre responsable de l’apprenti(e) au CFA : gérer son planning, ses résultats et ses absences, identifier les interlocuteurs au CFA et les interpeler en cas de difficulté, participer aux entretiens organisés par le CFA au sein de l’entreprise.
  • Etre le référent privilégié de l’apprenti(e) : accompagner l’apprenti(e) en tenant compte de son parcours antérieur, instaurer une communication constructive par le biais d’échanges et de bilans réguliers.
Former :
  • Etablir un parcours d’apprentissage : mettre en place des étapes, se fixer des objectifs, les réajuster en fonction du rythme de l’apprenti(e) ;
  • Former l’apprenti(e) au métier : expliquer la tâche à accomplir, montrer, faire faire, observer le résultat, analyser et corriger les erreurs, valoriser les tâches accomplies, favoriser les échanges avec l’apprenti(e) lors de ces différentes phases ;
  • Etre partenaire du CFA : s’informer du programme, des modalités d’évaluation du diplôme, utiliser le livret d’apprentissage, participer aux rencontres organisées par le CFA, participer aux jurys d’examen ;
Évaluer :
  • Mesurer les acquis, constater les progrès, identifier les difficultés : à partir de faits et de comportements observables, le maître d’apprentissage fait le point régulièrement avec son apprenti(e) sur la période écoulée
  • Déterminer avec l’apprenti(e) les axes de progrès pour la période à venir et l’informer des critères utilisés pour évaluer l’atteinte des objectifs et du délai de réalisation
  • S’assurer de la compréhension des objectifs en favorisant la reformulation orale par l’apprenti(e) et en formalisant les décisions prises par écrit
  • Proposer des outils permettant à l’apprenti(e) de s’auto-évaluer pour qu’il(elle) devienne acteur de sa formation et, à terme, force de proposition
  • Collaborer avec le CFA dans le cadre du contrôle continu en cours de formation (CCF)

Les conditions à remplir pour devenir maître d’apprentissage

  • être présent dans la structure où travaille l’apprenti(e) ;
  • être majeur ;
  • présenter des garanties de compétences pédagogiques, professionnelles et morales pour assurer une formation efficace : soit posséder un diplôme ou titre dans le même domaine, d’un niveau équivalent et avoir 2 années d’expérience dans le métier préparé ; soit 3 années d’expérience dans l’activité en rapport avec la qualification préparée par l’apprenti(e).

Si le maître d’apprentissage n’accueille que des contrats d’apprentissage, il pourra suivre simultanément 2 apprenti(e)s ; et un(e) apprenti(e) redoublant suite à un échec à l’examen.

Le tuteur ne pourra pas avoir plus de 3 jeunes simultanément sous sa responsabilité (ou 2 si le maître d’apprentissage est aussi l’employeur) dans le cas où il accueille simultanément des contrats de professionnalisation et des contrats d’apprentissage


Le simulateur d’aides aux employeurs d’apprentis

Liste des organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage en Hauts-de-France

Chambre régionale de commerce et d'industrie de Picardie
CRCI PICARDIE
36 rue des otages
80 037 Amiens

Chambre régionale d'agriculture de Picardie
CRAP
19 bis rue Alexandre Dumas
80 096 Amiens cedex 3

Association de gestion de la formation dans le bâtiment en Picardie
AGFB Picardie
3 Mail Albert Ier
80 000 Amiens

Chambre régionale de commerce et d'industrie Nord-Pas de Calais
CRCI Nord-Pas de Calais
Place du théâtre
BP 500
59 001 Lille cedex

Chambre régionale de métiers Nord-Pas de Calais
CRM 9 rue Léon Trulin
BP 114
59 001 Lille cedex

Association régionale de développement et de financement de l'apprentissage du bâtiment et des travaux publics Nord-Pas de Calais
AREDEFA-BTP
270 boulevard Clémenceau
59 700 Marcq-en-Baroeul

Association pour le développement de la première formation en région Nord-Pas de Calais - ADPF Nord-Pas de Calais
96 rue Nationale
59 042 Lille cedex


Se former par l’apprentissage

La formation des apprenti(e)s offre de réelles opportunités d’avenir pour un jeune : une dimension de professionnalisation intégrée à des cours et à une formation diplômante.

L’apprenti(e) est en alternance en entreprise, sous la conduite d’un maître d’apprentissage et dans le Centre de formation d’apprentis (CFA) avec des formateurs. Les cours lui apportent ainsi des savoirs de base, généraux et technologiques, et le temps chez l’employeur, le savoir-faire professionnel associé..

Quelles sont les conditions d’accès ?

Pour être engagé, il faudra avoir entre 16 et 25 ans le premier jour du contrat.
Quelques exceptions : le jeune peut aussi entrer en apprentissage à 15 ans, à condition d’avoir terminé le premier cycle de l’enseignement secondaire (fin de 3ème).

Lorsque le contrat fait suite à un contrat d’apprentissage précédemment souscrit et conduit à un niveau supérieur à celui obtenu à l’issue du contrat précédent, le contrat d’apprentissage doit être souscrit dans un délai maximum d’un an après l’expiration du précédent contrat. L’âge de l’apprenti(e) au moment de la conclusion du contrat est de trente ans au plus (L. 6222-2 et D. 6222-1 du Code du travail).

Lorsqu’il y a eu rupture de contrat pour des causes indépendantes de la volonté de l’apprenti(e) ou suite à une inaptitude physique et temporaire de celui-ci (celle-ci) constatée dans les conditions prévues à l’article R.6222-38 et suivants du Code du travail ; dans ce cas également, le contrat d’apprentissage doit être souscrit dans un délai maximum d’un an après l’expiration du précédent contrat. Les causes indépendantes de la volonté de l’apprenti(e) ayant entraîné la rupture du précédent contrat d’apprentissage sont les suivantes : cessation d’activité de l’employeur ; faute de l’employeur ou manquements répétés à ses obligations ; mise en œuvre de la procédure prévue à l’article L.6223-1 du Code du travail en cas de danger pour la santé ou la sécurité de l’apprenti(e). L’âge de l’apprenti(e) au moment de la conclusion du contrat est de trente ans au plus (L. 6222-2 et D. 6222-1 du Code du travail).

Il n’y a aucune limite d’âge : si vous avez un projet de création ou de reprise d’entreprise dont la réalisation est subordonnée à l’obtention du diplôme ou titre sanctionnant la formation poursuivie ou si vous êtes considéré comme travailleur handicapé.
Renseignez-vous auprès de l’inspection académique !

Le contrat d’apprentissage : de quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’un contrat de travail écrit, généralement sous forme de contrat à durée déterminé, qui engage mutuellement l’employeur et le jeune dans un projet professionnel. C’est le contrat qui fixe la durée de la période d’apprentissage. Elle s’établit en fonction du cycle de formation en CFA : elle est ainsi fixée à deux ans mais peut varier entre un et trois ans.
La date de début de contrat ne peut pas être antérieure ou postérieure de plus de 3 mois à la date de début de formation ; La date de fin ne peut être postérieure de plus de 2 mois à la fin des cours (ou d’examen).

Entrer en apprentissage à l’étranger, c’est possible aussi !

Il est possible pour un(e) apprenti(e) d’effectuer une partie de son contrat d’apprentissage à l’étranger, dans un des Etats membres de l’Union Européenne :

  • Il s’agira d’une mission professionnelle si son stage est de courte durée (moins de 3 mois).
  • L’apprenti(e) aura le statut de salarié(e) détaché(e) si son stage est plus long (3 mois ou plus).
  • L’apprenti(e) reste salarié(e) de l’entreprise française avec laquelle il (elle) a signé.
  • Il (elle) reste affilié(e) au régime français de Sécurité sociale ; l’employeur continue à verser les cotisations dues au régime de Sécurité Sociale

Les aides

Vous devenez apprenti ? La Région vous accompagne avec une aide de 200 € la première année pour acheter votre équipement professionnel. Cette aide est portée par la carte Génération HDF.

Pour le logement, le transport, la restauration, des aides existent aussi. Rapprochez-vous de votre CFA.
Par ailleurs, si vous faites plus de 30 km pour vous rendre sur votre lieu de travail (période en entreprise) et que vous n’avez pas de solution de transport collectif, vous pouvez bénéficier de l’aide au transport mise en place par la Région.

Vous souhaitez partir à l’étranger ? La Région accompagne votre mobilité dans l’Union Européenne, via notamment à un appel à projet auprès des CFA.


Les filières qui recrutent

L’apprentissage est une filière d’excellence qui prépare à de nombreux métiers. Quand on pense apprentissage, on imagine souvent des métiers traditionnels ou artisanaux, et ce sont des secteurs qui offrent de nombreuses opportunités.
Pour autant, il y a aussi des métiers auxquels on pense moins, qu’on peut préparer par apprentissage et qui peinent à trouver des candidats. C’est le cas des métiers de l’industrie: chaudronnerie, mécatronique, maintenance industrielle autant de filières de pointe dans notre région.

L’apprentissage prépare aussi aux métiers de demain. Ce sont ceux de l’énergie, de l’habitat intelligent, du numérique, des services à la personne.

Quelques témoignages en vidéos

Hugo, un apprenti chez STELIA Aerospace

Tatiana, une fille dans l’industrie

Les pépites de l’alternance : Arc International

Les sites utiles


Les diplômes

En région, on peut préparer plus de 450 diplômes du CAP au bac +5.
Pour se repérer, voici quelques indications et une présentation de l’offre de formation dans les Académies de Lille et d’Amiens.

N’oubliez pas non plus de vous rapprocher du CIO le plus proche de chez vous.

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Offres de formation en Nord-Pas de Calais
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Offres de formation en Picardie

 

Niveau V

  • Le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) se prépare, sauf exception, en 2 années, il offre une qualification d’ouvrier(e) qualifié(e) ou d’employé(e) qualifié(e) dans un métier déterminé.

Niveau IV

  • Le Baccalauréat Professionnel (BAC PRO)  se prépare en 3 ans, après un CAP ou une classe de 3ème. C’est un diplôme professionnel qui offre des connaissances techniques et pratiques approfondies.
  • Le Brevet Professionnel (BP) se prépare en 2 ans. Il atteste une haute qualification dans l’exercice d’une activité professionnelle précise, souvent artisanale.
  • La Mention Complémentaire (MC) permet d’ajouter une spécialisation à la qualificiation de départ.

Niveau III

  • Le Brevet de Technicien Supérieur (BTS) se prépare en 2 ans après le bac, c’est un diplôme spécialisé. Il permet d’acquérir une qualification étendue qui ouvre à des tâches d’encadrement.
  • Le Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) se prépare à l’université : proche du BTS, il se prépare en 2 ans et sanctionne une formation de technicien supérieur. Il permet de former rapidement des personnels d’encadrement technique, capables de s’adapter à différents emplois dans la production, la recherche appliquée ou les services.

Niveau II

  • La Licence professionnelle : préparées en 1 an pour les titulaires d’un Bac +2 et en 3 ans après un Bac, les licences regroupent un large éventail de spécialité.
  • Certains diplômes d’École Supérieure de Commerce se prépares en 3 ans après un bac + 2, ce sont des diplômes spécialisés qui préparent à des emplois de cadres techniques.
  • La Maîtrise de Sciences de Gestion (MSG) : préparée en 2 ans par les titulaires d’un bac +2.

Niveau I

  • Diplôme d’ingénieur se prépare en 3 ans pour les titulaires d’un Bac +2  et permet d’exercer les fonctions de cadre technique supérieur.
  • Master Pro se prépare en 2 ans pour les titulaires d’un bac +3. Il prépare là aussi à des fonctions de cadre technique ou généraliste.

Décrocher un contrat

Commencez vos recherches au minimum 3 mois avant le début de la formation.

Repérez les entreprises qui vous intéressent

  • Contactez vos relations personnelles, dites-leur que vous cherchez une entreprise
  • Lisez les annonces dans les journaux
  • Sélectionnez les adresses d’entreprises dans les Pages Jaunes en fonction du métier qui vous intéresse
  • Allez au Pôle Emploi et dans votre Mission Locale pour consulter les offres de contrats
  • Consultez les sites internet :
    www.artisanat-npdc.fr
    www.npdc-apprentissage.com
    www.pole-emploi.fr
    www.alternance.emploi.gouv.fr
  • Contactez PROCH’EMPLOI : 0 800 02 60 80

Organisez-vous

  • Organisez votre recherche par quartier, puis étendez-la progressivement aux villes voisines (vérifiez les moyens de transport)
  • Pensez à passer vos appels téléphoniques depuis un endroit calme, avec sous la main de quoi prendre des notes
  • Tenez un carnet de bord pour noter toutes les démarches, dates d’envoi de courrier ou de visites
  • Préparez un CV et une lettre de motivation

Préparez vos entretiens

  • Quelques jours avant l’entretien, repérez où se trouve l’entreprise, les moyens de transport
  • Préparez l’entretien en faisant des recherches sur l’entreprise, notamment sur Internet
  • Soyez ponctuel ! Cinq à dix minutes d’avance sont idéales en termes de politesse
  • Soignez votre tenue, donnez une bonne “première impression” à la personne qui va vous recevoir. Votre allure générale et votre tenue doivent être professionnelles. Soyez souriant, positif, montrez votre motivation
  • Pendant l’entretien, ayez avec vous un dossier que vous aurez préparé, qui reprendra les différents documents qui confirment vos expériences professionnelles (certificats de travail, fiches de paye, diplômes…)

Assurez un suivi

Rappelez l’entreprise pour connaître sa décision : vous devez garder le contact en assurant un suivi professionnel de la situation. Après l’entretien, n’hésitez pas à contacter par téléphone la personne que vous avez rencontrée, soit en respectant le délai de réponse que l’on vous aura donné, soit après un délai de politesse d’une semaine.


Contacts utiles

Chambres de commerce et d’industrie
www.norddefrance.cci.fr
www.picardie.cci.fr

Chambres de métiers et de l’artisanat
www.artisanat-npdc.fr
www.artisanat-picardie.fr

Chambres d’agriculture
www.nord-pas-de-calais.chambre-agriculture.fr
www.chambres-agriculture-picardie.fr

Unités territoriales de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi)
www.direccte.gouv.fr

Pôle emploi
www.pole-emploi.fr

Portail national de l’alternance
https://www.alternance.emploi.gouv.fr