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Publié le 02/12/2015

La solution agro-innovante signée Novhisol

Pour répondre aux défis environnementaux et se développer, Novhisol parie sur l’utilisation d’un béton végétal à base de lin et sur la préfabrication de murs en usine. L’entreprise a été distinguée aux Initiatives régionales pour l’environnement 2015.

Le saviez-vous ? Avec près de 110 000 tonnes, la France est le premier producteur mondial pour la culture du lin. Une fierté pour les agriculteurs du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie (deuxième région productrice) qui exportent leur production à plus de 80 % vers les filatures chinoises. Pour se diversifier, la filière se lance à la conquête de l’industrie, du bâtiment notamment.

Renouvelable, léger, résistant, avec des propriétés acoustiques et thermiques, le lin a de nombreux atouts. Des atouts qui n’ont pas échappé à Daniel Mouton, le PDG et fondateur de Novhisol, une jeune entreprise du bâtiment en pleine ascension, à Saint-Quentin-Lamotte. "45 % du volume total de lin reste en France pour y être valorisé sous forme d’anas pour le paillage horticole, la literie animale ou la production d’électricité", remarque l’entrepreneur.

L’homme, qui a roulé sa bosse durant 40 ans dans de grands groupes de BTP, a eu l’idée de remplacer dans la confection du béton le sable et le gravier par des déchets ou coproduits de lin. Résultat : "Notre béton végétal offre une résistance mécanique élevée, une densité inférieure au béton classique mais une résistance thermique huit fois meilleure, proche de celle du bois. Cela permet notamment de faire des économies sur les fondations des bâtiments de plusieurs niveaux, l’anas de lin coûtant en effet moins cher que le granulat de minéral et le sable."

L’isolation, marché porteur

Créée en 2010, Novhisol se positionne sur le marché porteur de l’isolation de bâtiments à très haute performance. Ses domaines d’intervention : le gros-œuvre étendu au revêtement intérieur, y compris la pose des menuiseries. Son défi : se préparer d’ici à 2020 à la future réglementation thermique européenne (en cours d’élaboration). "La réglementation actuelle, la RT 2012, impose une consommation de 40 à 60 kWh/m2/an selon les régions, rappelle Daniel Mouton. Avec la RBR 2020, il faudra probablement atteindre le seuil des 15 kWh/m2/an."

Pour se démarquer de ses concurrents, Novhisol parie sur une préfabrication aboutie des murs en usine, assemblés sur le chantier. Une solution très avantageuse : "Ce système permet de réduire sensiblement les délais de chantier - une semaine en moyenne au lieu d’un ou deux mois - et d’optimiser la qualité de fabrication dont l’étanchéité à l’air, tout en se dégageant d’une partie des aléas climatiques comme le gel, la pluie ou les fortes chaleurs."

L’avenir s’annonce donc radieux pour Novhisol. L’entreprise, qui a été notamment distinguée aux Initiatives régionales pour l’environnement 2015 organisées par la Région, devrait réaliser un chiffre d’affaires de 2,2 millions d’euros en 2016 et plus de 5 millions d’euros en 2017. Pour accompagner sa croissance, une nouvelle usine de 6 000 m² - au lieu de 1 200 m² - sera érigée en 2017 au même endroit, sur le Parc de Bresle Maritime. À terme, l’équivalent de 4 logements par jour sortira de l’usine. Et 50 salariés y travailleront !

Pour aller plus loin


Infos pratiques

Novhisol

Parc environnemental d’activités de Gros Jacques
240, rue Eolis – 80880 Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly
03 60 12 40 90
www.novhisol.com

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