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Article publié le 26/03/2021
Mis à jour le 26/03/2021

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Sidaction 2021 : c’est parti !

À l'occasion du Sidaction 2021, les 26, 27 et 28 mars, découvrez les acteurs de la prévention qui interviennent avec la Région auprès des jeunes.

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a causé une chute du dépistage du VIH et un risque de reprise de l'épidémie. Les 26, 27 et 28 mars, à l'occasion du Sidaction, la Région se mobilise, aux côtés des acteurs de terrain, pour favoriser la prévention auprès des plus jeunes.

Les après-midis du zapping, une action phare auprès des jeunes

L’association Solidarité Sida, créée en 1992, intervient dans les Hauts-de-France pour sensibiliser les jeunes de moins de 25 ans à la lutte contre le Sida. Parmi ses actions phares, notamment auprès des lycéens, figurent les après-midis du zapping. Pendant une après-midi, entre 200 et 350 lycéens et apprentis, venus de CFA, de lycées généraux et professionnels, sont réunis dans une salle de spectacle pour aborder toutes les thématiques de santé sexuelle : les risques sexuels, le VIH, la contraception, la notion de première fois, l’anatomie, les rapports de genre, de consentement, les violences sexuelles ou encore le cyber-harcèlement. "On alterne des formats de vidéos très courts avec des quiz interactifs qui portent sur toutes les questions essentielles que vont se poser les lycéens. Pendant la pause on fait un forum santé, où on invite toutes les associations locales présentes sur le territoire de la ville", explique Florian Maréchal, directeur des programmes de l’association. Aux côtés des associations, on y retrouve des centres de dépistage et le bureau d’information jeunesse auprès desquels les élèves pourront se tourner plus tard. "C’est une initiative soutenue par la Région Hauts-de-France et c’est grâce à elle qu’on propose cette action 100% gratuite pour les établissements scolaires".

Des distributeurs de préservatifs dans les lycées volontaires

Dans le cadre du dispositif "Vers une région Hauts-de-France sans nouvelle contamination par le VIH Sida", la Région propose également aux lycées des Hauts-de-France d'installer des distributeurs de préservatifs gratuits dans l'enceinte du lycée. Cette installation s'ajoute à des dotations de préservatifs, de mallettes et d’outils d’animation dédiés à la santé sexuelle en faveur des lycéens
et d’autotests en faveur des étudiants et du grand public. D'ici le mois de septembre, 216 distributeurs de préservatifs seront ainsi installés dans les lycées volontaires.

Des étudiants relais pour parler à d’autres étudiants

À l'université aussi la prévention est de mise, grâce notamment aux "étudiants relais santé", qui font le lien entre le centre de santé de leur université et les autres étudiants. Eunice Champagne est l'une des cinq "étudiants relais santé" de l’université polytechnique Hauts-de-France (UPHF) de Valenciennes.  Elle crée des outils de prévention qui parlent aux étudiants. Étant étudiante elle-même, elle sait aborder les bonnes questions. Avec la crise sanitaire que nous traversons, c'est devenu très compliqué pour eux d’accomplir leur tâche. "Les universités ne sont pas ouvertes pour tous donc on communique essentiellement par Internet. On utilise un questionnaire, qu’on envoie aux étudiants pour cibler leurs besoins. On fait aussi des publications sur les réseaux sociaux, validées par le médecin et les infirmiers, par exemple sur les infections sexuellement transmissibles, comment on les reconnait, comment on les évite, etc."

"Continuons à nous protéger et à protéger les autres"

Cette année avec la crise sanitaire, la jeune étudiante craint toutefois que certaines activités ne disparaissent et que les étudiants se retrouvent livrés à eux-mêmes. Une crainte que partage Florent Maréchal de Solidarité Sida. "Avec un peu d’expérience, quand une crise comme celle-ci émerge, ça se répercute sur les autres pathologies parce qu’il y a un renoncement aux soins, explique-t-il. Il y a moins de prévention et moins de dépistages. On est inquiet des conséquences, il risque d’y avoir des augmentations de contaminations et de décès alors que la courbe était en baisse depuis dix ans ! Je fais partie de ceux qui disent qu’il va y avoir une fin de la Covid, par contre le VIH et les IST ne vont pas s’arrêter tout de suite. Il ne faut pas qu’on baisse la vigilance par rapport à ça. De même que pour la Covid, continuons à nous protéger et à protéger les autres."

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