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Publié le 02/12/2019

Sainte Barbe : une fête dans le coeur des Hauts-de-France

Intimement liée à l'identité des Hauts-de-France, la fête de la Sainte-Barbe témoigne d'une histoire où se rejoignent monde du travail, esprit festif et respect des traditions.

« Chers amis… Bonne et heureuse fête de Sainte-Barbe. Nous pensons bien à vous..."  Ces mots, griffonnés sur une carte postale des années 1920 exposée au Centre historique minier de Lewarde, en Hauts-de-France, témoignent d’une des traditions les plus fortes de la vie de la mine dans notre région.

Depuis près d’un siècle, et jusque dans les années 1980, les mineurs de fond s’envoyaient en effet des petites cartes représentant un mineur, souvent avec des fleurs, pour se souhaiter mutuellement, le 4 décembre, une bonne et heureuse Sainte-Barbe.

Aujourd’hui encore, de nombreux retraités continuent de faire vivre cette tradition, née chez nous au XIXe siècle, avec l’industrialisation de l’extraction du charbon et l’arrivée massive de mineurs d'origine paysanne, principalement polonais et de religion catholique.

Une fête intimement liée à l'identité des Hauts-de-France

Sainte-Barbe, de son vrai nom Barbara, se fête donc le 4 décembre. Princesse d’Orient du IIIe siècle, sauvée de la colère de son père par la foudre, elle est la protectrice des mineurs de fond, des pompiers, des artilleurs, des sapeurs du génie, et plus généralement de tous les métiers liés au feu, aux explosifs et à l’électricité. A ce titre, elle est aussi la patronne de l’école des Mines et de l’école Polytechnique, ce qui lui vaut d’être reconnue et célébrée dans un même élan à la fois par les ingénieurs et les ouvriers.

Célébrée par les mineurs du monde entier, c’est toutefois en Hauts-de-France que la Sainte-Barbe s’est imposée au fil des décennies, comme une fête profondément ancrée dans la culture du bassin minier et du monde du travail.

Le 4 décembre fut ainsi longtemps un jour chômé et payé dans les mines. Jusqu'à la fermeture des dernières houillères, la fête de la Sainte-Barbe était aussi traditionnellement précédée de deux semaines de surproduction et de travail supplémentaire pour les "gueules noires",  avec une période dite de "longues coupes" et des nuits de sommeil de quatre heures, permettant aux mineurs de doubler leur salaire.

Avec l’arrivée, dans les années 1960 et 1970, d’une main d’œuvre de religion musulmane et l’évolution sociale et politique des ouvriers, les aspects religieux de la fête se sont peu à peu estompés, transformant la Sainte-Barbe et la date du 4 décembre en moment d’unité et, traditionnellement, de revendications syndicales.

Intimement liée à l’histoire du grand bassin minier des Hauts-de-France, la Sainte-Barbe est aussi une journée de recueillement en souvenir de tous les hommes morts au fond, sous l’effet des coups de grisou, scellant la fraternité entre les mineurs.

Un bal au Louvre Lens et une semaine de festivités

Plus que toute autre marquée par l’histoire minière, qui fait intimement partie de son identité, la région Hauts-de-France célèbre le 4 décembre comme une date fondatrice d’une culture où se mêlent monde du travail, tradition festive et fierté de son histoire.

C’est le jour de la Sainte-Barbe qu’a été symboliquement inauguré en 2012 le musée du Louvre Lens, au cœur du bassin minier. Le musée organise d’ailleurs cette année encore un grand bal de la "Sainte-Barbe"  le 8 décembre, gratuit et ouvert sur le thème de la Pologne. La Région organise également en son Siège une grande soirée le 9 décembre pour honorer la Pologne.

De nombreuses festivités gratuites, expositions, retraite au flambeau, spectacles, concert pyrotechnique sont par ailleurs organisées dans le bassin minier pour la Sainte-Barbe pendant une semaine, du 30 novembre au 8 décembre.

De son côté, le Centre historique minier de Lewarde propose le 1er décembre un spectacle de Sainte-Barbe rendant hommage aux 200 000 étrangers venus travailler dans les mines des Hauts-de-France.

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Un commentaire sur “1”

  1. DIEU André -

    ancien  » Galibot  » au 4/5 sud Méricourt Maroc , Pas de Calais, je serai en  » toiles bleues  » à Estevelle 62, pour festoyer le samedi 07/12/2019, pour ne pas oublier mon passé, mes origines, toujours présent ! ne pas oublier Sainte Barbe présente sur toute la France, mon Pays, et dans le monde entier

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