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Article publié le 13/04/2022
Mis à jour le 13/04/2022

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Paris Roubaix : plus qu’une histoire, une mythologie

Lancée au 19e siècle, sept ans avant le Tour de France par deux tisserands roubaisiens, la Reine des Classiques n’a jamais cessé d’être un immense succès populaire.

"Cathédrale de pavés" pour les uns, "Enfer du Nord" pour les autres mais "Reine des Classiques" pour tout le monde… De toutes les courses cyclistes internationales, le Paris-Roubaix est celle qui illustre le mieux l’épopée humaine de la grande histoire du vélo. Pourquoi une telle mythologie ? Peut-être d’abord parce que, dès son origine au 19e siècle, cette course est intimement liée à la culture de sa région, les Hauts-de-France.

C’est à l’industrie textile qu’elle doit son acte de naissance le 19 avril 1896, date de la première édition, sept ans avant le Tour de France. Construit quelques années plus tôt grâce aux fonds personnels de deux industriels roubaisien de la laine, Maurice Perez et Théophile Vienne, le magnifique vélodrome de la ville cherche en effet un événement à la hauteur de son gigantisme. Alors qu’à l’époque les grandes courses arrivent toutes à Paris, les deux hommes d’affaires, attachés à leur ville et à leur région, ont l’idée de génie de retourner le concept : la course partira de la capitale et arrivera... à Roubaix, dans le vélodrome.

Le nom, Paris-Roubaix est tout trouvé et crée l’évènement dans le monde du vélo à l’aube du 20e siècle. Un partenaire est trouvé pour l’organisation : ce sera le journal Paris-Vélo, qui tire alors à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

Un grand succès populaire dès la 1ère édition

Pour attirer les vedettes et assurer le spectacle, des prix importants sont promis aux gagnants : 1 000 francs pour le premier, ce qui correspondrait aujourd’hui à environ 15 000 euros. Une très grosse somme pour l’époque dans le monde du vélo. Six Lillois et près de 50 coureurs internationaux répondent présent avec parmi eux le Roubaisien d’adoption Maurice Garin, Paul Guignard, les frères Linton et bien sûr, l’allemand Joseph Fisher, qui, avec 36 minutes d’avance sur ses poursuivants, remportera la première édition et entrera dans l’histoire.

La légende de Paris Roubaix, c’est aussi un parcours, 250 kilomètres et des pavés, et surtout un public chaleureux et populaire le long des routes des Hauts de France. Dès la première édition, plusieurs dizaines de milliers de personnes, venus en famille, à pied ou à vélo, se pressent ainsi, beaucoup avec leur pique-nique, pour encourager les coureurs.

Une alchimie unique

Ce succès, dès lors, ne se démentira jamais, mêlant dans une alchimie unique compétition, aventure humaine, dépassement de soi et ferveur populaire. Si le Paris-Roubaix, cette course si particulière, est à jamais associée aux grands héros du vélo, les Garin, Anquetil, Coppi, Merckx, Hinault, Duclos Lassalle, Bobet, De Vlaeminck, Moser, il est aujourd’hui entré dans la modernité. Retransmis par les télévisions du monde entier pour des dizaines de millions de téléspectateurs, il s’est enrichi en 2003 d’une épreuve pour les juniors, "le Pavé de Roubaix" et, depuis l’année dernière, d’une course féminine qui connait déjà un très grand succès sportif et populaire.

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