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Article publié le 12/04/2022
Mis à jour le 12/04/2022

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Paris-Roubaix : l’Enfer pour les uns, la fête pour les autres

© DR

Pour les fans de vélo, Paris-Roubaix est l'une des plus belles courses à laquelle assister. Des performances, du dépassement de soi mais aussi de la convivialité et de la fête populaire. Sylvestre et Maxence nous racontent comment ils vivent cette journée.

Ils sont tous les deux jeunes trentenaires, tous les deux supporters de foot et du club de Valenciennes en particulier, et partagent également une passion pour le vélo. Et si la journée du Paris-Roubaix est aussi importante pour tous les deux, ils ne la vivent pas tout à fait de la même façon.

Fête populaire à la Trouée d'Arenberg

"C'est une tradition depuis que je suis tout petit ! explique Sylvestre, originaire de Denain. Mon père aimait bien le vélo et tous les ans, on regardait Paris-Roubaix : au minimum à la télé, mais souvent sur place, à Haveluy ou à Arenberg." Le temps passant, la tradition familiale est devenue une tradition amicale : "le jour J, on se donne rendez-vous chez un ami qui vit à Wallers. On suit le départ de la course et la première heure à la télé puis on se met en route pour la Trouée d'Arenberg. Pour moi, c'est vraiment le passage mythique de la course, certainement le passage le plus difficile pour les coureurs."

Sur place, c'est une grande fête : "il y a des spectateurs français, belges, hollandais… Certains arrivent même la veille avec leurs caravanes ! On encourage les coureurs et après leur passage, on suit la fin de la course sur écran géant, on partage des bières*, des frites (une année, on avait même amené le barbecue !), on chante, on rigole avec des gens qu'on ne connaît même pas. C'est une super ambiance !"

Une course dans la course

Depuis une dizaine d'années, en plus des matches de foot, Maxence et ses copains supportent les coureurs lors des courses cyclistes dans la région et en Belgique. "On y va dès qu'on en a l'occasion, mais Paris-Roubaix c'est vraiment la course qui nous fait le plus vibrer, s'enthousiasme le jeune homme. C'est la course la plus spectaculaire, là où il y a le plus d'ambiance. C'est aussi la plus difficile, et c'est là qu'on voit les meilleurs coureurs se détacher !"

Pour en profiter à fond, le groupe de copains est très organisé : "on prévoit en avance quels secteurs on veut voir. En général, on se donne rendez-vous sur le secteur de Quérénaing à Maing et ensuite c'est la course : on court jusqu'à la voiture et on se dépêche d'arriver au secteur suivant. Depuis le temps, on est rôdés, il faut aller dans le sens de la course mais en parallèle pour ne pas être bloqués par le tracé ! On a déjà réussi à voir cinq fois le passage des coureurs ! On s'arrête ensuite au Carrefour de L'Arbre : la légende raconte que le coureur qui passe en tête ce secteur est celui qui gagnera la course ! Et c'est trop compliqué d'aller jusqu'à Roubaix à temps pour l'arrivée… alors, on profite de la bonne ambiance, il y a des familles, des amis, des gens de tous âges. On suit la fin de la course grâce aux écrans, on chante, on boit des coups*, on fait la fête !"

*L'abus d'alcool est dangereux. À consommer avec modération.

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