Mis à jour le 30/09/2026
Octobre Rose 2026 : en Hauts-de-France, mobilisons-nous contre le cancer du sein
Pendant tout le mois d’octobre, les Hauts-de-France se parent de rose. Marches et courses solidaires, actions de sensibilisation, rencontres, dépistage… Partout sur le territoire, associations, professionnels de santé, collectivités et habitants se mobilisent autour d’un même objectif : mieux prévenir le cancer du sein et rappeler l’importance du dépistage.
Chaque année, Octobre Rose met la lutte contre le cancer du sein au premier plan. Derrière le ruban rose devenu son symbole, cette campagne nationale porte un message essentiel : informer, sensibiliser et inciter les femmes concernées à participer au dépistage.
Car détecter la maladie à un stade précoce permet une prise en charge plus rapide, avec de meilleures chances de guérison et, généralement, des traitements moins lourds.
Le dépistage, un geste essentiel
Le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme en France.
Pour les femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptôme et sans facteur de risque particulier autre que l’âge, un programme national de dépistage organisé est proposé. Tous les deux ans, elles sont invitées à réaliser une mammographie et un examen clinique des seins auprès d’un radiologue agréé.
La mammographie réalisée dans le cadre de ce programme est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais. Les clichés jugés normaux bénéficient également d’une seconde lecture par un autre radiologue.
Pourtant, la participation au dépistage reste encore insuffisante. En 2024-2025, moins d’une femme sur deux âgée de 50 à 74 ans a participé au programme de dépistage organisé.
Octobre Rose est donc aussi l’occasion de rappeler un message simple : si vous êtes concernée, n’attendez pas pour prendre rendez-vous.
En dehors de cette tranche d’âge, ou en présence de facteurs de risque particuliers, le suivi doit être adapté à chaque situation avec un professionnel de santé.
Être attentive à son corps, à tout âge
La vigilance ne commence pas à 50 ans. Quel que soit son âge, il est important de rester attentive à d’éventuels changements au niveau des seins et d’en parler à un professionnel de santé en cas d’anomalie : grosseur, modification récente de la forme du sein ou du mamelon, rougeur, écoulement inhabituel ou douleur localisée.
Un médecin, un gynécologue ou une sage-femme peut également réaliser un examen clinique des seins et orienter vers les examens nécessaires lorsque la situation le justifie.
En Hauts-de-France, tout un territoire mobilisé
Octobre Rose, c’est aussi une formidable mobilisation collective.
Pendant tout le mois d’octobre, de nombreuses initiatives sont organisées dans les cinq départements des Hauts-de-France : marches et courses solidaires, événements sportifs, actions de prévention, rencontres avec des professionnels de santé, conférences, illuminations de bâtiments ou opérations de collecte.
Derrière chacune de ces initiatives, un même objectif : parler du dépistage, soutenir les personnes touchées par la maladie et leurs proches et contribuer à faire avancer la lutte contre le cancer du sein.
Zoom sur une soirée pour mettre en lumière les proches aidants
À Lille, une soirée pour mettre en lumière les proches aidants
Être aux côtés d’une personne malade, c’est accompagner, soutenir, rassurer… mais aussi parfois s’épuiser ou se sentir démuni. À l’occasion de la Journée nationale des aidants, la Ligue contre le cancer propose une soirée consacrée à celles et ceux qui accompagnent un proche au quotidien.
Mercredi 7 octobre 2026, au Nouveau Siècle à Lille, la soirée « Proches aidants : entre fragilité et force » donnera la parole aux aidants et aux professionnels qui les accompagnent.
Au programme, deux temps forts : une pièce de théâtre de la compagnie La Belle Histoire, qui mettra en scène avec sensibilité le quotidien et les difficultés émotionnelles, relationnelles et psychologiques auxquelles peuvent être confrontés les aidants ; puis un temps d’échange avec des professionnels de santé et des témoins, consacré aux ressources et aux dispositifs d’accompagnement existants.
Une manière aussi de rappeler que, face au cancer, accompagner les personnes malades, c’est aussi prendre soin de celles et ceux qui sont à leurs côtés.
Se faire dépister, sans rendez-vous
À l’occasion d’Octobre Rose, le service d’imagerie du CHU Amiens-Picardie propose une journée de mammographies sans rendez-vous, de 8h à 17h.
Une opération qui donne une traduction très concrète au message porté tout au long d’Octobre Rose : informer les femmes concernées et faciliter l’accès au dépistage.
Prévention : les bons réflexes à adopter
Octobre Rose est l’occasion de parler du dépistage, mais la prévention ne s’arrête pas au mois d’octobre. Connaître son corps, être attentive à certains changements et savoir quand consulter sont des réflexes importants.
À tout âge, soyez attentive aux changements. Une grosseur dans un sein ou sous une aisselle, une modification inhabituelle de la forme ou de la taille d’un sein, une rougeur, une rétraction du mamelon ou encore un écoulement inhabituel doivent conduire à consulter un professionnel de santé. Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer, mais ils nécessitent un avis médical. L’Institut national du cancer recommande de consulter en cas de changement inhabituel.
Entre 50 et 74 ans, pensez au dépistage organisé. En l’absence de symptôme et de facteur de risque particulier, les femmes sont invitées tous les deux ans à effectuer une mammographie de dépistage, complétée par un examen clinique. Dans le cadre du programme organisé, cet examen est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.
Vous avez un doute ? Parlez-en à un professionnel de santé. Médecin traitant, gynécologue ou sage-femme peuvent répondre aux questions, réaliser un examen clinique et, lorsque cela est nécessaire, orienter vers des examens complémentaires.
N’attendez pas votre prochaine invitation en cas de symptôme. Le dépistage organisé concerne les femmes qui ne présentent pas de symptôme. Si vous constatez une anomalie ou un changement inhabituel, consultez sans attendre le prochain rendez-vous de dépistage.
Et au quotidien ?
On peut aussi apporter un volet prévention plus large, mais je serais très rigoureuse dans sa formulation. On peut parler d’activité physique régulière, d’alimentation équilibrée, de limitation de la consommation d’alcool et d’arrêt du tabac comme comportements contribuant à réduire le risque de différents cancers. En revanche, il faut éviter tout discours laissant penser qu'un mode de vie « sain » empêcherait à lui seul la survenue d'un cancer du sein.
Comment agir pendant Octobre Rose ?
Chacun peut prendre part à la mobilisation : participer à une marche ou à une course solidaire, relayer les messages de prévention, soutenir une association engagée auprès des personnes malades, contribuer à la recherche ou simplement parler du dépistage autour de soi.
Et pour les femmes concernées par le programme national, Octobre Rose peut surtout être l’occasion de vérifier la date de leur dernière mammographie et, si nécessaire, de prendre rendez-vous.
En octobre, faisons circuler le message autant que le ruban rose : le dépistage peut faire la différence.