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Article publié le 16/08/2021
Mis à jour le 16/08/2021

Les Hauts-de-France sur vos tables de chevet

© Fotolia

Chacun à leur manière, ils évoquent les Hauts-de-France. Jean-Pierre Falciola témoigne dans son ouvrage, "Les enfants des terrils", de son enfance sur la terre des Gueules noires tandis que Bernard Bernard a publié "La Roche du mauvais bonhomme", un roman historico-fantastique qui prend ses racines dans l’Avesnois. Deux ouvrages de genres différents mais aussi passionnant l’un que l’autre.

Journaliste indépendant depuis 15 ans, Bernard Bernard a fait ses armes à L’Observateur et à La Sambre, avant de devenir chroniqueur judiciaire et pigiste pour des magazines nationaux, mais aussi prestataire pour des collectivités territoriales. Il est déjà l’auteur de "M. Chirac, vous m’avez oublié ?".

Jean-Pierre Falciola est né à Valenciennes (59). Travaillant dans la restauration et âgé de 63 ans, il s’est mis à l’écriture après un accident de la vie et a commencé à rédiger des poèmes à l’attention de la chirurgienne qui l’avait opéré. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes sous le pseudonyme de Jipy Pink. Il vit aujourd’hui près de Montpellier mais reste très attaché à sa terre natale.

Entretiens croisés avec deux auteurs qui ont les Hauts-de-France au cœur.

Quels sont les sujets de vos ouvrages ?

Bernard Bernard : "La Roche du mauvais bonhomme", c’est un roman historico-fantastique qui relate les aventures d’un jeune garçon de 16 ans, Victorin, des siècles en arrière, vers les années 1600, à une époque où la France se déchire dans des guerres fratricides avec ses voisins. L’action se déroule dans l’Avesnois et en Belgique. Ce jeune garçon, brimé par sa mère et avide de liberté, va faire la rencontre d’un vieillard pieux. Dans le même temps, le pays est mis à feu et à sang par un chasseur géant accompagné d’un monstrueux molosse. Victorin se mettra sur les traces du mystérieux chasseur et tentera d’en percer les énigmes… Le tout dans une écriture très rustique, c'est ma marque de fabrique.

Jean-Pierre Falciola : Je suis né à Valenciennes, dans le Nord, et je souhaitais relater mes souvenirs d’enfance dans les années 60-70. Mes grands-parents étaient mineurs, c’est cette époque-là que je souhaitais faire revivre, les plats mijotés de ma grand-mère dans les maisons de brique rouge, les moments passés sur la côte à Dunkerque… "Les Enfants des terrils", c’est un vibrant hommage empreint de poésie à la génération de Gueules noires qui a disparu au fil des années…

Comment vous est venue l’idée de concevoir ces ouvrages ?

Bernard Bernard : C’est une vieille légende de village que me racontait ma grand-mère lorsque j’étais enfant. Je m’en suis inspiré, j’ai brodé tout autour, inventé les personnages… Tout cela se déroulait dans les environs de Maubeuge.

Jean-Pierre Falciola : Je souhaitais célébrer la fraternité qui existait entre des personnes d’origines différentes dans les années 60-70 : les gens du Nord, les Italiens, les Maghrébins, les Polonais… Il existait une véritable chaleur humaine et une grande solidarité.

Comment avez-vous travaillé ?

Bernard Bernard : Je me suis inspiré de quelques faits réels, mais je ne souhaite pas offusquer les historiens ! J’ai largement puisé dans mon imagination et c’est une réminiscence de mes émotions d’adolescent : Victorin c’est un peu moi, j’ai replongé dans mes souvenirs d’enfance pour créer ce personnage. Je me plongeais dans l’écriture de mon roman 2 à 3 heures par jour, surtout le soir. Le plus difficile a été de me remémorer les lieux exacts.

Jean-Pierre Falciola : Les périodes de confinement ont été des moments propices à l’écriture : je travaillais 6 à 7 heures par jour ! J’ai fait beaucoup de recherches, je me suis aussi replongé dans mes souvenirs, ce qui ne s’est pas fait sans difficulté. Ce n'est pas évident de remonter aussi loin dans le temps et parfois, me remémorant mes souvenirs d’enfance, les larmes me montaient aux yeux…

C’était important pour vous de mettre en avant les Hauts-de-France ?

Bernard Bernard : Pour moi c’était important de parler de l’Avesnois, un territoire verdoyant, bocager, riche de mille et une légendes. Cette terre est une source d’inspiration sans limites.

Jean-Pierre Falciola : Même si j’ai quitté ma terre natale à l’âge de 12 ans, je reste très attaché au Nord, à ses gens, à cette chaleur humaine qui s’en dégage. Les années que j’y ai passées sont des souvenirs impérissables, il était très important pour moi de rendre hommage à ce peuple si fraternel. Je suis fier d'où je viens !

A quel type de lecteurs ces ouvrages s’adressent-ils ?

Bernard Bernard : Mon ouvrage s’adresse à tous, de 7 à 77 ans. Les jeunes lecteurs, quant à eux, pourront facilement s’identifier au personnage de Victorin.

Jean-Pierre Falciola : "Les Enfants des terrils", c’est un ouvrage qui peut être lu par un large public. Pour les plus jeunes, cela va leur permettre de découvrir toute une génération, pour ceux qui l’ont connue, cela leur rappellera de tendres souvenirs…

 

 

 

Pour aller plus loin


Infos pratiques

Les Enfants des terrils

Jean-Pierre Falciola

Aux éditions Plume de soi 

 

La Roche du mauvais bonhomme

Bernard Bernard

Sydney Laurent éditions