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Article publié le 21/06/2021
Mis à jour le 21/06/2021

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À Dunkerque, la danse d’épées s’ancre dans la tradition maritime

Pratiquée par des passionnés et désormais inscrite à l'inventaire du patrimoine culturel de l'Unesco, la danse d'épées s'ancre dans la tradition dunkerquoise.

C’est un rituel immuable de la tradition dunkerquoise. Chaque deuxième dimanche suivant le mardi gras, cinq fois dans la matinée, huit danseurs dûment costumés et un porte-drapeau effectuent la danse d’épée devant la statue de Jean Bart. Connue en Flandres depuis le XIVème siècle, mais également en Asie, cette danse ritualisée et spectaculaire a été remise au gout du jour et recodifiée au début des années 1990 par un groupe de Dunkerquois passionnés .

Réunis au sein de l’association" in de kring" nom flamand signifiant "dans le cercle " ils ont même réussi à faire inscrire la danse d’épée de Dunkerque à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Inspirée de la fraternité du monde de la pêche

À peine âgé de 25 ans et membre du bureau de cette association, Robin Herlez est à l’origine de cette démarche : "l’idée était avant tout d’ancrer cette danse dans notre tradition de la faire reconnaître au titre du patrimoine dunkerquois " explique-t-il. "À la différence d’autres danses d’épées à connotation martiale et militaire, celle que nous pratiquons à Dunkerque s’inspire du monde de la pêche, intimement lié à la ville ".

À Dunkerque,  le costume des danseurs d’épée est en effet de couleur blanche rehaussé de chaussettes bleus, habit traditionnel des patrons pécheurs. Quant aux épées formant le cercle et enjambées par les danseurs sous l’impulsion du "capitaine" de danse, elles symbolisent la fraternité qui unit les hommes – et aujourd’hui les femmes- à bord des bateaux.

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