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Publié le 06/11/2019

Bataille de la Somme : la France et la Grande-Bretagne unies dans l’histoire en Hauts-de-France

Plus meurtrière encore que la bataille de Verdun, l'offensive alliée dans la Somme déclenchée le 1er juillet 1916 lors de la Première Guerre mondiale unit dans l'histoire la France et la Grande-Bretagne.

Quinze kilomètres. C’est le gain territorial obtenu dans la bataille de la Somme par les alliés franco-britanniques après cinq mois du plus meurtrier combat militaire de la Première Guerre mondiale. Depuis plus d’un siècle, cette bataille, qui vit s’affronter entre les mois de juillet et de novembre 1916, plus de trois millions d’hommes, tuant et mutilant plus de 500 000 soldats côté britannique, 500 000 soldats côté allemand et 200 000 soldats français, lie dans l’histoire l’ensemble des peuples engagés dans le conflit sur cette partie du sol national, en Hauts-de-France.

Pour les Britanniques, dont l’armée était composée de troupes anglaises, écossaises, galloises, irlandaises, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises, sud-africaines et de travailleurs chinois, la date du 1er juillet 1916, début de la bataille, est considérée comme la plus sanglante de toute l’histoire de l’armée de Sa Majesté.

Une bataille gravée dans la mémoire nationale en France et en Grande-Bretagne

En France, un temps éclipsée dans la mémoire par la non moins meurtrière bataille de Verdun, la bataille de la Somme retrouve aujourd’hui toute sa place dans le souvenir national.

Lors de la commémoration du centenaire de la bataille, le 1er juillet 2016,  le président de la République française, le Premier ministre britannique et la famille royale se sont ainsi retrouvés côte à côte au mémorial de Thiépval, dans la Somme, pour une cérémonie sobre et poignante, retransmise en direct sur les chaînes de télévision internationales.

Sur le plan militaire, la spécificité de cette bataille demeure qu’elle fut avant tout une offensive pour les Alliés. Décidée par l’Etat-Major dès la fin de l’année 1915, elle a pour objectif d’éreinter les Allemands. Essentiellement composée de volontaires, l'armée britannique est envoyée sur le secteur Nord avec 26 divisions sur les 53 que compte son corps expéditionnaire. Les Français sont quant à eux engagés dans le sud de la Somme, avec 14 divisions.

Commence alors l'une des plus importantes opérations de préparation d’artillerie de l’histoire militaire. Des canons sont disposés tous les 18 mètres le long des 30 kilomètres de front pour anéantir les tranchées et les abris souterrains des Allemands, installés ici depuis 1914.

Près de 2 millions d'obus tirés en une seule journée

Le 1er juillet 1916, à 7h30 du matin, l’assaut est lancé. Dans cette seule matinée, un million et demi d'obus sont tirés par les Britanniques et 340 000 par les Français. Malgré cet orage de fer et de feu, les positions allemandes ne cèdent pas.

En quelques heures, sur les 120 000 Britanniques lancés à l'assaut des tranchées allemandes, baïonnettes au canon, 40 000 sont blessés et 20 000 sont tués tandis qu’au sud, les Français parviennent à avancer un peu.

Malgré l'utilisation, à partir du mois de septembre, d'une nouvelle arme, le char d'assaut, l'offensive se poursuit sans résultat notable. En octobre et en novembre, les soldats alliés sont à bout de force et démoralisés par la litanie des morts et des mutilés. Ils sont aussi éprouvés par une pluie incessante qui les contraint à vivre en permanence dans la boue. La bataille s’arrête le 18 novembre : les Alliés ont gagné 15 kilomètres sur les lignes allemandes.

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