Mis à jour le 11/11/2025
11 novembre : les Hauts-de-France, terre de mémoire
Les Hauts-de-France ont particulièrement été meurtris par les deux Guerres mondiales. En ce 11 novembre, signature de l’Armistice de 1918, de la Grande Guerre, retrouvez ici tous les hauts lieux de mémoire de la région. Pour se souvenir et réfléchir aux enjeux à venir.
Les lieux de mémoire de la 1ère Guerre Mondiale sont nombreux en Hauts-de-France. Ils permettent de se recueillir et de réfléchir aux enjeux présents et à venir. Passage en revue de plusieurs sites mémoriels présents en région.
Centre d'histoire du Mémorial 14-18 – Notre-Dame-de-Lorette, à Souchez (62)
Ici, on découvre des objets emblématiques, des photographies inédites, des films d’époque et des cartes animées qui permettent de comprendre l’ampleur du conflit de la Grande Guerre dans le Nord Pas-de-Calais. La documentation est riche et permet de nous rendre compte de la réalité effroyable de cet événement terrible : plus de 300 photographies en grand format, officielles ou anonymement prises par les soldats, lors d'un parcours qui comprend sept parties : la guerre de mouvement, la guerre de tranchées, une guerre d’usure meurtrière, le nord sous l’occupation allemande, le retour de la guerre de mouvement, la mort au front et "l’enfer du nord et la reconstruction".
Au milieu d’un paysage lumineux, le centre d’Histoire du Mémorial’ porte une architecture sobre et impressionnante faite de cubes noirs. Son intérieur, entre percées de lumière sur les plaines du Pas-de-Calais et murs sombres, porte en lui la mémoire assourdissante du conflit mondial.
La Carrière Wellington, Mémorial de la Bataille d’Arras (62)
C'est un site majeur du tourisme de mémoire en Hauts-de-France : la Carrière Wellington est une ancienne carrière de craie qui préserve le souvenir des milliers de soldats britanniques, cantonnés sous terre, qui s'élancèrent par surprise sur le champ de bataille le 9 avril 1917. Une véritable plongée dans l'Histoire avec un ascenseur vitré qui vous emmène 20m sous terre au fil d'un parcours qui dévoile la bataille et la vie quotidienne des soldats. Emouvant et impressionnant !
L'Historial de la Grande Guerre, à Péronne (80)
Situé au cœur de la Somme, l’Historial de la Grande Guerre porte, dans ses deux musées à Péronne et Thiepval, le souvenir historique du terrible premier conflit mondial. À Péronne, l'Historial raconte autrement l’ensemble du conflit, de ses origines à ses conséquences, en présentant les sociétés en guerre des trois principales nations belligérantes du front occidental : l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Il apporte un éclairage pour le visiteur sur les dimensions historiques et sociologiques du conflit et l'invite à une réflexion sensible sur les mécanismes et les impacts de la guerre.
Grâce à des salles qui traitent le conflit chronologiquement, le visiteur bascule, comme les contemporains de l’époque, du monde d’avant 1914 au monde de la guerre – monde qui s’élargit sans cesse, de salle en salle. Les « fosses » au sol présentent les uniformes, ainsi que les objets militaires et personnels des soldats. A leur périphérie, les vitrines évoquent quant à elles, l’impact de la guerre sur les civils et les sociétés.
De nombreuses œuvres d’art illustrent également la représentation de la guerre, la vie quotidienne près du front ou à l’arrière, la mort et le deuil. En témoigne notamment la série de cinquante-et-une gravures d’Otto Dix "Der Krieg", qui témoigne des horreurs et traumatismes de la guerre.
Un musée accessible à tous qui veut nous mener à une réflexion émouvante sur les impacts de toute guerre.
Mémorial de la Clairière de l'Armistice, à Compiègne (60)
L'Oise accueillit la signature de l’armistice à Compiègne, qui devint alors le symbole de la Victoire et de la Paix. La Clairière de l'Armistice, verdoyante place au cœur de la forêt Compiégnoise, est soudainement entrée dans l’Histoire, devenant un lieu symbolique.
La Paix y fut signée le 11 novembre à 5h15, dans un wagon qui n'est plus mais un "jumeau" existe aujourd'hui pour nous révéler cet instant crucial où étaient présentes différentes personnalités importantes au moment de la signature.
Centre d'Accueil du Visiteur : Caverne du Dragon, à Oulches-la-Vallée-Foulon (02)
En plongeant dans cette caverne, on plonge dans un autre temps : table numérique XXL, frise chronologique géante interactive, images d’archives et témoignages vous racontent l’histoire de la vie des milliers de combattants plongés dans les combats les plus terribles de la Première Guerre mondiale. Mais savez-vous ce qu'est la Caverne du Dragon ? Caserne souterraine pendant la Grande Guerre, elle était avec ses nombreuses galeries, le témoin du passage des soldats. Chapelle, postes de secours et de commandement... Un endroit hors du temps qui témoigne de façon émouvante de la vie de ces hommes, français ou allemands, ayant vécu, combattu et parfois cohabité dans l'obscurité du lieu.
Musée Franco-Australien, à Villers-Bretonneux (80)
Aux lendemains de la 1ère guerre mondiale, les soldats australiens étaient au rendez-vous. Un petit contingent du bureau australien des tombes de guerre se basa à Villers-Bretonneux et mit tout en oeuvre avec les Français pour reconstruire la ville dans un mouvement de solidarité. L'amitié franco-australienne pour reconstruire l'école de Villers-Bretonneux et la ville est au coeur de ce musée au travers d'une collection très riche de documents, d'objets, d'archives. "Do not forget Australia" (n’oublions jamais l’Australie), cette formule symbolise le devoir de mémoire et de reconnaissance.
Centre Sir John Monash, à Fouilloy (80)
Le Centre Sir John Monash raconte l'histoire de l'expérience Australienne sur le front occidental à travers les mots de ceux qui y ont participé. Établi sur le site du Mémorial National australien et adjacent au cimetière militaire de Villers-Bretonneux, le Centre Sir John Monash est un lieu clé du Chemin de Mémoire australien.
Mémorial national du Canada, à Vimy (62)
Un Mémorial pour les combattants de la Grande Guerre. Au cœur d’une forêt de 107 hectares, le Mémorial National du Canada à Vimy vous invite à découvrir son monument imposant dressé face à la plaine qui rend hommage aux 66 000 soldats canadiens morts en France durant le conflit. Un centre d’interprétation et des tranchées reconstituées complètent la visite, dans un paysage encore parsemé de trous d’obus, de mines et couvert d’une forêt de conifères.
Historial de la Grande Guerre, à Thiepval (80)
A proximité du Mémorial Franco-Britannique, le musée du site de Thiepval est dédié aux batailles de la Somme, en particulier à celle de 1916. Plongez dans une expérience riche d'informations et d'émotions. Présenté sur un imposant linéaire rétroéclairé de 60 mètres, il place le visiteur dans une vision de champ de bataille. Une expérience impressionnante à vivre ! I Reliques archéologiques, objets de collection, écrans avec des images d’archives étayées d’un propos historique, établissent des correspondances avec des scènes de la bataille du 1er juillet 1916 reconstituées par Joe Sacco. Une vision originale de cette Grande Guerre qui nous donne à voir les arrières, la salle consacrée aux Disparus, avec des objets reliques et 90 portraits de Disparus, l’espace réservé aux As de l’aviation, avec la réplique de l’avion Nieuport piloté par Georges Guynemer sur la Somme, ponctuent la visite qui se conclue sur les paysages mémoriels de la Somme.
Fort de Condé, à Chivres-Val (02)
Le fort de Condé est un très bel exemple de l'architecture militaire de la fin du 19ème siècle. Non loin du Chemin des Dames, entre Laon et Soissons, ce monument historique appartient au système de défense imaginé par le Général Séré de Rivières après la défaite de 1870. Il s'inscrit dans la tradition de la fortification Française de Vauban à Maginot. En partie détruit pendant la 1ère guerre mondiale, il était prévu pour abriter six cents hommes, leurs officiers, avec chevaux et munitions. Er si vous aussi vous montiez à l'assaut de ce bastion bâti en pierres de taille...
L'Anneau de la Mémoire, à Ablain-Saint-Nazaire (62)
Pour se souvenir et rendre hommage à toutes ces vies sacrifiées pendant la Grande Guerre, l’Anneau de la Mémoire, mémorial international, rassemble depuis 2014 les noms de près de 580 000 soldats tombés sur le territoire de Nord Pas-de-Calais entre 1914 et 1918.
Unis dans une fraternité posthume, leurs noms défilent, les uns après les autres. Ils sont classés par ordre alphabétique et pour la première fois, sans distinction de nationalité, de grade, de genre ou de religion.
Son architecture singulière, en porte-à-faux sur la colline, est l’œuvre de Philippe Prost. L’Anneau fait plus de 345 mètres de périmètre de béton dont 56 mètres “dans le vide”.
Cette forme unique évoque la fraternité, à la manière d’une ronde d’enfants qui se tiennent la main. Alors que le porte-à-faux rappelle la fragilité de la paix.
Le 11 novembre est plus que jamais le moment de découvrir ce lieu hors normes, par sa modernité architecturale et son message puissamment symbolique. Au fil de ces listes de noms impressionnantes, peut-être trouverez-vous le vôtre, porté par vos aïeux ou vos lointains cousins.
Musée Somme 1916; à Albert (80)
Situé au cœur des champs de bataille et au centre d'Albert, ville symbole de la Première Guerre mondiale, ce musée dont l'entrée se situe au pied de la basilique, retrace la vie des soldats dans les tranchées lors de l'offensive du 1er juillet 1916. Une quinzaine d'alcôves et des vitrines sont installées dans un souterrain de 250 mètres utilisé comme abri anti-aérien lors de la Seconde Guerre mondiale. Bruitages, images et lumières plongent les visiteurs dans le quotidien vécu par ces soldats. La sortie se trouve dans le jardin public.
Mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel, à Auchonvillers (80)
A Beaumont-Hamel, le mémorial donne une vision émouvante et réaliste des batailles grâce à un réseau de tranchées admirablement bien conservé. Le site s'étend sur 39 hectares et fut inauguré en 1925. A découvrir : le monument à la 29ème division à laquelle appartenait le 1st Newfoundland Regiment, la butte du Caribou, insigne du Royal Newfoundland Regiment et le champ de bataille d'origine permettant la compréhension du système des tranchées. Un centre d'interprétation complète la visite.
Cambrai Tank 1917 : Centre d'Interprétation de la Bataille de Cambrai, à Flesquières (59)
Le Centre d'Interprétation Cambrai Tank 1917 est implanté à Flesquières, au cœur même des champs de bataille, là où le tank Deborah fut neutralisé par un canon allemand. Quatre de ses membres d'équipage reposent au Flesquières Hill British Cemetery, adossé au centre. En pénétrant dans la salle d'état-major, vous êtes au cœur même de la bataille : photographies d'époque et cartes animées vous invitent à découvrir les phases de l'offensive. Cette introduction vous donne les clés pour vous ramener en novembre 1917. Continuant votre immersion, à six mètres de profondeur, vous ferez connaissance avec DEBORAH, de sa carcasse à une visite virtuelle. En fin de parcours, dans l'auditorium, un film de 20 minutes vous convie à poursuivre ce voyage au coeur de l'histoire, à travers le territoire du Cambrésis. À deux pas, rendez hommage à Georges Foot, William Galway, Joseph Cheverton et Frederick William Tipping, les quatre membres d'équipage de Deborah tombés le 20 novembre 1917. Comme leur famille, ainsi que celle du chef de tank, Franck Gustave Heap, rendez hommage aux soldats sur les champs de bataille du Cambrésis.
Pozières (80)
Ce village évoque le premier grand engagement des troupes australiennes en France. Le nom de Pozières possède une forte renommée dans la mémoire australienne. Les mémoriaux à voir à Pozières : - Le blockhaus de "Gibraltar". - Le monument à la 1ère division australienne commémore toutes les batailles sur le Front occidental entre 1916 et 1918. - Le site du "Moulin à vent", capturé par les troupes australiennes le 4 août 1916. - Le monument aux tanks : sobre obélisque en pierre orné de quatre modèles réduits de tanks en bronze utilisés dans les années 1916-1918. - Le cimetière britannique et mémorial de Pozières : 2 700 hommes enterrés et 14 000 noms de soldats gravés. - Le mémorial aux animaux (depuis 2017) rendant hommage aux milliers d'animaux australiens morts pendant la Première Guerre mondiale.
Centre d'interprétation Vignacourt 14-18, à Vignacourt (80)
Plongez en totale immersion dans une petite histoire pleine d’humanité au cœur de la Première Guerre Mondiale loin des tumultes du front, dans le village de Vignacourt. Louis et Antoinette Thuillier, en véritable passionnés de photographie, ont immortalisé leurs rencontres avec des soldats venus du monde entier au sein même de leur ferme. Entre 1916 et 1918, c'est ainsi plus de 4000 plaques de verres photographiques qui ont été réalisées par le couple. A la fin de la guerre, les plaques ont été remisées dans le grenier de la ferme, où elles sont tombées dans l'oubli jusqu’à aujourd’hui. Au sein même de l’ancienne grange de la ferme où se sont réellement déroulés les faits, Valérie et son équipe, vous livreront les dessous des clichés exposés pour donner un supplément d’âme, tout en émotions, à votre visite. Qu’on se le dise, ici, ce n’est pas de la présentation figée et monotone. C'est un lieu de mémoire où la petite histoire permet d'avoir un autre regard sur la grande histoire. Horaires 2022 D'avril à octobre : du mardi au vendredi de 10h à 18h et samedi/dimanche de 14h à 18h - De novembre à mars : du mardi au samedi de 13h30 à 17h - Fermé en décembre et janvier.
Cité souterraine de Naours, à Naours (80)
D'abord carrière de craie au XVe siècle, puis refuge pour les habitants depuis le XVIIe siècle, d'où leur surnom de Muches (cachettes en Picard), lieu de contrebande à l'époque moderne, site touristique prisé par les australiens et anglais durant la Première Guerre Mondiale, défense passive de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Cité souterraine de Naours a traversé le temps et vous livre son histoire. Venez découvrir cet immense site creusé dans le calcaire du plateau picard, remarquablement organisé et reconnu comme un des plus vastes du Nord de la France. Au sortir de ce réseau de galeries, prolongez votre visite avec le musée des anciens métiers et le centre d'interprétation Grande Guerre.
Musée franco-américain du château de Blérancourt, à Blérancourt (02)
Unique en France, le Musée Franco-Américain du Château de Blérancourt, consacré aux relations entre la France et les États-Unis, a rouvert en juillet 2017 après une importante rénovation et extension. Situé sur l'emplacement d'un château du XVIIème siècle, il a été fondé par Anne Morgan, fille du banquier américain J.P. Morgan, qui y installe en 1917 une organisation humanitaire pour la reconstruction de la région. Scandée par trois thèmes - Idéaux, Épreuves et Arts - la nouvelle présentation souligne les événements majeurs de cette amitié, depuis la Guerre d'Indépendance jusqu'à nos jours, grâce à des collections historiques et artistiques, et de fréquentes expositions temporaires. Le Château est entouré des Jardins du Nouveau Monde, qui offrent une sélection de fleurs et d'arbustes originaires du continent américain, ouverts au public toute l'année.