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Publié le 14/10/2016
Vendée Globe

Vendée Globe : bon vent au Souffle du Nord !

Top départ le 6 novembre

29 bateaux prendront le départ du très médiatique Vendée Globe. Cette course autour du monde, sans escale et sans assistance, n’a lieu que tous les quatre ans.

Le Vendée Globe est réservé aux navigateurs les plus chevronnés, qui vont passer trois mois seuls sur leur bateau. Trois semaines avant la course, les équipages sont arrivés aux Sables d’Olonne en Vendée. Parmi eux, Thomas Ruyant, originaire de Dunkerque, prendra la mer sur Le Souffle du Nord pour l’organisation humanitaire Le Projet Imagine : interview.

Le projet

"C’était il y a un an et demi. Avec quelques chefs d’entreprise on avait envie de participer à un événement sportif fort, avec une dimension solidaire. On pensait à quelque chose en relation avec l’environnement ou le handicap. Et puis on a rencontré la journaliste Frédérique Bedos, qui a créé l’ONG Projet Imagine pour valoriser les héros anonymes. Au fur et à mesure de nos échanges est né le projet Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine.
Le bateau va faire le tour du monde pour faire passer le message de solidarité porté par le Projet Imagine. Les sponsors acceptent de participer financièrement, de manière anonyme, sans que leur nom figure sur la coque ou la voile. Ce projet m’a permis de faire de très belles rencontres humaines et de découvrir plein d’initiatives positives en France."

Les partenaires

"Au départ il y avait une dizaine d’entreprises, maintenant on en est à plus de 160 et plus d’un millier de sponsors anonymes. Tous les jours, il y a des entreprises, des écoles, des associations ou des particuliers qui nous rejoignent. Certains viennent avec 10 euros, d’autres avec 500 euros ou avec 200 000 euros. Ce ne sont pas juste des partenaires qui financent une course. Dans les écoles, les enfants vont me suivre pendant trois mois. Dans les entreprises, ce projet sert à fédérer les salariés, à développer un côté solidaire au sein des équipes.
Quand on associe le sport, la culture ou l’art avec un projet solidaire fort, ça fonctionne. On est contents d’avoir eu la Région Hauts-de-France. C’était important d’avoir une collectivité dans nos partenaires, surtout que c’est un projet régional."

La course

"Quand on est coureur au large, forcément on a toujours envie de pousser plus loin ! Le Vendée Globe c’est le rêve de tout navigateur. Le plus dur c’est de tenir ! Ce n’est pas forcément celui qui va le plus vite, qui va gagner. Il faut préserver sa machine. Au départ du Vendée Globe, on sait qu’environ 50 % des bateaux vont casser et ne termineront pas la course.
Je ne me mets pas d’objectif de résultat. Si je termine c’est déjà bien. Si je termine dans les dix premiers, c’est super. Je ressens une bonne pression, à la fois à cause de l’événement sportif mais aussi du message que je porte."

La préparation

"Un an et demi pour se préparer c’est très court. Mais il y a une bonne équipe qui m’accompagne, à la fois du point de vue technique, logistique et en communication. Je me suis beaucoup entraîné en faux solo. Je manœuvre le bateau comme si j’étais seul, mais il y a quelqu’un à bord avec moi pour voir ce qui va, ou ne va pas.  Et j’ai participé à des courses, comme la Transat Saint-Barth Port-la-Forêt et la Transat Jacques Vabre. Mais c’est vrai que je n’ai pas navigué en solitaire sur ce bateau plus de trois ou quatre jours d’affilée."

La gestion du sommeil

"Le sommeil c’est quelque chose de propre à chacun. Moi je n’ai pas fait de préparation spécifique pour gérer le sommeil pendant la course. En fait, il faut multiplier les nuits à bord pour s’habituer au bruit et au mouvement du bateau. Et il faut bien se connaître soi-même. Je connais bien les moments où je m’endors facilement et les moments où je ne vais pas trouver le sommeil."

Le bateau

"C’est un Imoca 60 pieds (18,28 mètres de long pour 4,50 mètres de tirant d’eau, NDLR), comme tous les bateaux qui font le Vendée. Il n’est pas de la dernière génération, il n’est donc pas dans le Top Team, avec les bateaux qui disposent des dernières évolutions architecturales. Mais ça n’est pas non plus un vieux bateau, comme ceux qui partent pour l’aventure et pas vraiment pour la course. Après l’avoir essayé, je l’ai mis à ma main. Pour un premier Vendée Globe, je suis ravi de partir avec ce bateau !"

Pour aller plus loin


Infos pratiques

Le village de la course ouvrira samedi 15 octobre à 10 heures. Le public peut non seulement admirer les bateaux, mais surtout participer aux nombreuses animations. Rendez-vous, avec la Région Hauts-de-France, sur le stand du Souffle du Nord pour Le Projet Imagine !

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