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Publié le 26/06/2018

« Lorsqu’une Région vous accompagne de A à Z, ça fait toute la différence ! »

Si leurs noms vous sont peut-être inconnus, leur groupe industriel, lui, voit sa réputation grandir et son nombre d'employés augmenter en Hauts-de-France. Rencontre avec les deux co-fondateurs du groupe Altifort, Stanislas Vigier et Bart Gruyaert.

Votre groupe, Altifort, se développe et recrute en Hauts-de-France. Quelle est la clé de votre succès ?

Stanislas Vigier, Bart Gruyaert : L'industrie. C'est le cœur de l'activité du groupe Altifort, qui devrait compter plus de 1 000 employés fin 2018, dont près de 400 en Hauts-de-France. Nous croyons en une industrie forte et performante, qui sait se remettre en question pour relever de nouveaux défis. Notre slogan, d'ailleurs, est sans détour : "Réinventer l'industrie vers des demandes insoupçonnées".

Il ne faut pas se mentir : dans l'industrie, la concurrence mondiale est rude. Pour s'imposer, il faut se réinventer, innover. Voilà pourquoi Altifort a choisi de se spécialiser dans la production de matériaux spéciaux, pour des applications de pointe utiles aux secteurs militaire et nucléaire, notamment en Hauts-de-France. Et la demande est très forte.

Vous étiez au cœur de l'actualité en 2016, avec votre projet de reprise du site de Ham (80), après le départ de Pentair. Comment se porte l'usine aujourd'hui ?

Bart Gruyaert, Stanislas Vigier : Comme disent les Français, "la boutique tourne". Le carnet de commandes est plein, le savoir-faire des salariés est unanimement reconnu, nous formons plusieurs jeunes en alternance pour préparer l'avenir.

"Ham est et restera le fief historique, en Hauts-de-France, du groupe Altifort."

Dès notre arrivée à Ham, nous avons cru dans cette usine. Très vite est née la volonté de créer Picardie Valves Industries (PVI). L'aurait-on fait sans le soutien de la Région et de Xavier Bertrand, qui avait très vite annoncé son intention de soutenir un projet de reprise industrielle et de maintien des emplois ? Nous ne le pensons pas... Une fois notre projet validé, le 1er janvier 2017, nous avons investi 4 millions d'euros pour Ham. En 2018, nous investissons 3 nouveaux millions. Et 3 millions supplémentaires seront injectés en 2019, pour nous agrandir.

Ham est et restera le fief historique, en Hauts-de-France, du groupe Altifort.

Altifort compte déjà deux sites en Hauts-de-France. Deux autres implantations sont prévues prochainement. Pourquoi faire le choix de notre région ?

Bart Gruyaert, Stanislas Vigier : D'abord, pour le savoir-faire des ouvriers. Sans eux, il n'y aurait ni production ni valeur ajoutée. Il faut absolument redonner ses lettres de noblesse à ce métier. Oui, le métier d'ouvrier est noble ! Imaginez : dans la boîte de vitesses de votre voiture, dans chaque bateau, dans chaque sous-marin, même dans l'espace, il y a des pièces produites dans nos usines. Par des ouvriers des Hauts-de-France.

Ensuite, parce que votre région a une histoire particulière avec l'industrie, qui a employé au fil des décennies des dizaines de milliers de personnes. Aujourd'hui encore, plusieurs fleurons sont en activité. D'autres sont en sommeil ou peinent à se développer, à s'imposer à l'international. C'est là que notre groupe intervient, en redonnant un coup d'accélérateur à des entreprises qui doivent se réinventer.

"La Région s'adapte à nos projets. Nous y sommes très sensibles."

Nous avons un exemple très concret à vous donner : une entreprise que nous relançons est freinée dans son développement international à cause de la barrière de la langue. C'est un comble, et ce sont des investisseurs étrangers qui vous le disent ! Notre première mesure a donc été de proposer aux salariés de suivre un programme de formation pour apprendre une langue étrangère, afin de vendre leur production aux quatre coins du monde.

Enfin, et c'est une réalité, l'action de la Région pèse énormément dans nos choix. Nous rencontrons en France de nombreux responsables politiques, des décideurs, des investisseurs : c'est en Hauts-de-France que nous sommes le mieux accueillis. Ce que nous aimons, c'est cette volonté de la Région de faire du sur-mesure, et ça change tout ! Lorsqu'une Région vous explique qu'elle va mettre ses dispositifs à votre service, qu'elle va vous accompagner de A à Z pour vous faciliter la vie, ça fait toute la différence !

La Région s'adapte à nos projets. Nous y sommes très sensibles.

Pour recruter comme pour développer le savoir-faire de vos salariés, vous n'hésitez pas à avoir recours à la formation. Pourquoi ?

Bart Gruyaert, Stanislas Vigier : La formation, c'est la clé. Il est fondamental que nos futurs salariés s'adaptent aux nouvelles attentes du marché, qu'ils soient compétitifs. Et pouvoir compter sur la région la plus jeune de France, c'est une chance.

"Nous ne pouvons que nous sentir soutenus"

La Région, là encore, s'adapte à nos demandes et nous propose des dispositifs spéciaux, pour nous accompagner dans le recrutement. Prenez Proch'Emploi : des professionnels ciblent des candidats vraiment intéressés par l'industrie et par nos projets, en amont. C'est un gain de temps pour les employeurs et une bonne formule pour les demandeurs d'emploi.

Autre idée pleine de bon sens : En route pour l'emploi. Nous le proposons systématiquement aux jeunes qui souhaitent intégrer nos entreprises ! Même la presse belge en parle…

Les Hauts-de-France attirent toujours plus d'investisseurs étrangers. Pourquoi, selon vous ?

Bart Gruyaert, Stanislas Vigier : Pourquoi croyez-vous qu'Amazon s'implante en Hauts-de-France ? Que les industriels investissent dans les sites de production automobile du Valenciennois ? Parce que, même si chaque projet d'implantation est différent, tous les investisseurs étrangers vous le diront : la position géographique des Hauts-de-France est déterminante. Il y a un intérêt stratégique à se positionner au cœur de l'Europe, à proximité des grands ports comme de Paris.

Et l'action de la Région est un vrai plus, que nous apprécions tout particulièrement. Avec un président de Région qui ne cesse de dire qu'il croit en l'avenir de l'industrie, nous ne pouvons que nous sentir soutenus.

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