Toutes les actualités
Publié le 13/06/2016

Pour l’apprentissage, la Région s’engage

Pour faire passer le nombre d’apprentis dans les Hauts-de-France de 33 000 à 50 000

Le Conseil régional a voté le 26 avril un plan ambitieux de soutien aux entreprises et aux jeunes. Jeudi 8 juin, les acteurs de l’apprentissage régional étaient réunis au Siège de Région.

"Élaborer un bon plan ne suffit pas, il faut discuter avec ceux qui vivent l’apprentissage au quotidien pour faire en sorte que ça marche : un apprenti en plus, c’est un jeune au chômage en moins !" Dès le début de la réunion, Xavier Bertrand, président de Région, a annoncé la couleur aux 500 acteurs de l’apprentissage invités à échanger autour du plan apprentissage. "Nous avons consulté beaucoup d’acteurs pour concevoir ce plan, mais c’est vous qui pouvez nous dire ce qu’on peut améliorer pour le rendre concret et opérationnel d’ici septembre."
Consulter notre dossier apprentissage

 

Sébastien Huyghe, vice-président à l’apprentissage, a insisté sur l’importance de la participation des acteurs dans le développement du plan apprentissage dont il a présenté les grandes lignes :

  • la création d’un bouquet de services pour accompagner les entreprises tout au long du contrat d’apprentissage : calculateur d’aides en ligne à partir de mi-juin (en partenariat avec l’État), plateforme téléphonique, prise en charge des ruptures de contrats, etc. (Pour plus d'informations, contactez la plateforme téléphonique au 0 800 02 60 80),
  • une aide à l’embauche multipliée par trois,
  • la garantie de la qualité des parcours de formation par des aides aux apprentis,
  • une carte des formations plus adaptée, orientée vers les métiers d’avenir ou en tension.

Il a tenu à rappeler que "l’apprentissage est l’un des meilleurs vecteurs pour amener un jeune à l’emploi et une filière d’excellence du CAP au diplôme d’ingénieur."

Le plan intègre également une forte dimension de communication : pour Alain Griset, président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat, "les mentalités ont évolué dans les entreprises, mais il y a encore une bataille à mener auprès des jeunes et de leur famille pour que l’apprentissage soit considéré comme une filière normale."
Des anciens apprentis ont témoigné de leur expérience. Alexandre Etienne est devenu ingénieur par la voie de l’apprentissage : "l’apprentissage a réellement changé ma vie !" a assuré le jeune homme. Après avoir été champion de Picardie, de France puis 7e mondial, il représentera la France lors des Euroskills de Göteborg en Suède en fin d’année.

Fabien Senez est lui passé de l’autre côté : il est devenu apprenti quand il s’est réorienté après des études médicales. "J’ai compris grâce à un job étudiant que j’étais plus attiré par le commerce. Je voulais reprendre des études mais pas en continu, et puis j’avais un loyer à payer !" Il est aujourd’hui responsable d’un magasin bio à Arras, et pour lui, "l’apprentissage a été un réel tremplin professionnel."

Des responsables de grandes entreprises ont fait partager leur enthousiasme pour ce type de formation. Comme chez Orange qui emploie en Hauts-de-France 380 alternants, soit 6 % de ses effectifs, ou Arc International qui vise le recrutement de 100 à 150 apprentis par an d’ici 5 ans pour remplace les départs en retraite. Ils ont insisté sur l’importance de lever des freins potentiels comme le logement ou la mobilité des jeunes, mais aussi sur la nécessaire diversité des parcours à mettre en œuvre pour correspondre aux multiples profils des jeunes candidats.

Envoyer à un ami